Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Alger opte pour des présidentielles sans voix discordantes

L’opposition algérienne dénonce une interdiction antidémocratique




Alger opte pour des présidentielles sans voix discordantes
Il n’y a pas trente-six démocraties. Il n’y en a qu’une et elle est censée être indivisible. Sauf qu’il en serait autrement du côté du voisin de l’Est. L’Algérie se prépare à l’élection présidentielle, comme elle peut ou plutôt comme le veulent ceux qui s’obstinent à vouloir manipuler le pouvoir.
A peine  des partis politiques d’opposition ont-ils annoncé le boycott des élections présidentielles qui se dérouleront en avril, que le ministère de l’Intérieur décide de ne pas accorder d’autorisation de réunion aux partisans du boycott de la prochaine élection présidentielle dont Bouteflika moribond est le candidat favori. L’opposition algérienne n’aura donc pas le droit de mener des campagnes pour expliquer sa position au peuple algérien et n’aura pas non plus l’occasion d’exprimer son point de vue. «Les autorisations et les salles ne seront accordées, durant la campagne, qu’aux candidats dont les dossiers ont été validés par le Conseil constitutionnel»,a déclaré le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, mardi au Sénat algérien. Le journal algérien  Al Watan qui rapporte l’information estime que « le ministre de l’Intérieur a mis à profit le texte de la loi électorale adopté en 2012 et qui offre toute une panoplie de lois restrictives qui permettent au gouvernement d’encadrer les élections et d’empêcher tout débordement du cadre fixé». L’opposition algérienne dénonce cette décision et estime que le régime est en contradiction avec ce qu’il annonce. «Ce régime panique quand deux partis, qui ont décidé de boycotter l’élection, ont résolu de mener campagne pour le rejet de cette présidentielle. Mais en même temps, c’est un pouvoir qui a tout fait pour dégoûter les Algériens de la politique», a indiqué Soufiane Djilali, président de Jil Jadid.
C’est dire que le régime algérien et surtout les généraux qui tirent les ficelles derrière les rideaux ont peur pour leurs intérêts et que la démocratie n’est pas pour demain en Algérie. Le régime a toujours tenté de faire  diversion pour occulter les difficultés et cacher les misères du peuple algérien en créant toujours de pseudo-conflits et crises avec le Maroc. Alors que l’ennemi du peuple algérien est en fait le régime militaire totalitaire. 
Par ailleurs, on est à se demander comment fera Bouteflika pour mener une campagne électorale alors que sa santé, de l’avis de spécialistes internationaux, ne lui permet plus de briguer un quatrième mandat. Les observateurs estiment que l’armée et le FLN ont plusieurs cartes sous la manche. 

Kamal Mountassir
Samedi 1 Février 2014

Lu 1784 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs