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Al Bab en Syrie pratiquement reprise à l'EI

Washington sous pression pour clarifier sa position sur le conflit syrien




Al Bab en Syrie pratiquement reprise à l'EI
L'armée turque a assuré vendredi qu'elle était sur le point de reprendre le contrôle de la ville d'Al Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, aux djihadistes de l'Etat islamique (EI).
La prise d'Al Bab permettrait à la Turquie de renforcer son influence dans le nord de la Syrie.
"L'opération visant à s'assurer du contrôle complet de la région d'Al Bab touche à sa fin et la résistance du groupe terroriste Daech a été largement brisée", dit l'armée turque dans un communiqué.
Depuis son intervention militaire lancée en août dernier et baptisée "Bouclier de l'Euphrate", elle a créé une zone tampon visant notamment à contrôler la progression des miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) qu'Ankara considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
L'armée turque dans son offensive bénéficie de l'aide des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).
Al Bab, située à 30 km de la frontière turque, est le dernier bastion de l'EI dans la province d'Alep. Les autorités turques disent qu'après Al Bab la prochaine cible sera Rakka, capitale de fait de l'EI en Syrie.
C'est dans ces deux villes, assure Ankara, qu'ont été préparés des attentats meurtriers qui ont frappé la Turquie ces derniers mois, en particulier l'attaque contre une discothèque d'Istanbul le soir du Nouvel An qui a fait 39 morts.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé le souhait cette semaine que les Turcs puissent participer aux opérations militaires de la coalition sous commandement américain contre Rakka et la ville de Manbij.
La Turquie demande l'établissement d'une "zone de sécurité" dans cette région du nord-ouest de la Syrie pour les civils déplacés par la guerre, d'où les djihadistes de l'EI et les combattants des YPG auraient auparavant été chassés.
Ankara souligne qu'une telle opération ne se conçoit pas sans être accompagnée d'une zone d'exclusion aérienne.
Par ailleurs, les pays soutenant l'opposition syrienne étaient réunis vendredi en marge du G20 de Bonn pour accorder leurs violons et tester la position américaine à quelques jours de la reprise à Genève de négociations entre belligérants.
Il s'agit de la première rencontre de ce groupe dit des "affinitaires", c'est-à-dire censés partager la même opinion sur le dossier syrien, (une dizaine de pays occidentaux et arabes, ainsi que la Turquie) depuis la prise de fonction du président américain Donald Trump il y a près d'un mois.
Et encore une fois, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson devait être au centre de toutes les attentions de ses partenaires, soucieux de cerner le positionnement de Washington sur ce conflit sanglant.
"Sur la lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique, EI), on est rassuré, les engagements américains restent les mêmes. Mais sur le volet politique du dossier, on ne sait pas quelle est la position américaine", résume un haut diplomate français.
Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la lutte contre l'organisation EI était sa priorité.
Il a réclamé au Pentagone des plans pour une nouvelle stratégie d'ici la fin du mois et envisage notamment une coopération renforcée avec les Russes dans les bombardements contre le groupe jihadiste.
Mais "les Américains vont progressivement s'apercevoir que la lutte contre Daech implique aussi des choix dans la région et une vision à long terme", poursuit le diplomate.
Un autre pays devrait également se trouver sur le gril: la Turquie, soutien de la rébellion syrienne et détracteur acharné du président Bachar al-Assad pendant des années.

Samedi 18 Février 2017

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