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Affaire dite Aurora Barzatta : Berlusconi n’a jamais connu la mystérieuse Mouna Rajli




Affaire dite Aurora Barzatta : Berlusconi n’a jamais connu la mystérieuse Mouna Rajli
«Errare humanum est, perseverare diabolicum» (Se tromper est humain; persévérer est diabolique) Attribuée parfois à Sénèque, mais de façon vraisemblablement impropre, cette locution latine résume, de manière on ne peut plus précise, ce qui nous est advenu un certain mardi 5 juillet 2011.
En première page de notre édition de ce jour, nous avions publié un article intitulé : « Alors qu’il est toujours empêtré dans l’affaire Ruby, Berlusconi trainé en justice par une autre Marocaine ». L’encre d’imprimerie, à peine séchée, cette soi-disant affaire avait gonflé comme une peau de baudruche et une sorte de « buzz » médiatique en a découlé. Pourtant, il s’agissait d’une erreur grossière de notre part. Nous en avions tiré les conséquences, comme il se devait, en procédant au licenciement du journaliste qui en a été l’auteur qui, plus est, n’en était pas à sa première faute professionnelle grave. Mais, nous étions cependant loin d’imaginer l’impact de cette assertion et l’exploitation qui allait en être faite. Aussi, nous étions-nous contentés de nous en tenir à la décision administrative que nous avions prise. Nous avions également diligenté une enquête interne qui nous avait démontré que l’ex Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, ne connaissait, ni n’avait connu ou rencontré la supposée actrice de films pornographiques Mouna Rajli (ou Aurora Barzatta) ni un certain Corrlozzo que notre article présentait comme un grand producteur de films pornographiques et manager de mannequins. En outre, rien n’indiquait  que M. Berlusconi ait violé ou abusé sexuellement  de la soi-disant actrice. Il nous a également été donné par la suite de constater qu’aucune plainte au sujet de ces prétendus incidents n’avait été déposée et qu’aucune procédure judiciaire ou enquête n’avait été menée par une autorité judiciaire  civile ou pénale italiennes en rapport avec les faits et les questions mentionnés dans l’article en question.
Il s’ensuit forcément que M. Berlusconi n’avait donc  fait aucune proposition à Aurora Barzatta que ce soit par le biais de paiement de sommes d’argent ou de tout autre moyen. N’ayant jamais eu contact avec cette dernière, l’ex Premier ministre italien  ne pouvait logiquement renouer avec elle.
Chacune des allégations formulées dans notre article se sont avérés inexacts, mensongers, sans aucun fondement réel et, donc, entièrement faux. Ce qui nous a conduits à nous séparer de l’auteur de l’article en question. Lequel a porté préjudice  à notre crédibilité, de même qu’il a porté un préjudice moral et matériel à M. Berlusconi qui est une personnalité politique de haut niveau.
De ce fait, nous nous faisons un devoir de présenter à M. Berlusconi nos excuses et de lui faire part de nos regrets les plus sincères.

Libé
Vendredi 25 Novembre 2011

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