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Affaire Rachid Hamdani-Max Göldi : La Suisse étudie une procédure pour enlèvement contre Tripoli




Affaire Rachid Hamdani-Max Göldi : La Suisse étudie une procédure pour enlèvement contre Tripoli
La Suisse étudie une procédure pour enlèvement contre Tripoli dans le cadre de l’affaire des deux Suisses retenus pendant plusieurs mois en Libye, selon un entretien de la ministre des Affaires étrangères suisse publié vendredi sur le 20 Minuten on line.
«Nous sommes en train d’examiner si nous pouvons prendre des mesures contre l’enlèvement des deux Suisses à l’automne de 2009 auprès d’organismes internationaux», explique la ministre Calmy-Rey
«Après tout, ils ont été isolés pendant près de huit semaines», souligne-t-elle.
La procédure concernerait l’enlèvement des deux entrepreneurs suisses Rachid Hamdani et Max Göldi à l’automne dernier. Le 18 septembre, ils avaient été attirés hors de l’ambassade de Suisse à Tripoli pour être emmenés dans un lieu tenu secret où ils ont été retenus jusqu’au 9 novembre.
A la suite de longues discussions entre Berne et Tripoli sous l’égide de l’Union européenne, Rachid Hamdani, responsable d’une PME helvétique, avait pu quitter le territoire en février.
Mais Max Göldi, n’a pu, lui, retrouver sa famille en Suisse qu’en début de semaine après avoir été retenu 23 mois en Libye, qu’il a qualifiés de «cauchemar», après un accord signé entre Berne et Tripoli destiné à normaliser les relations entre les deux pays.
La ministre suisse qui se dit «en colère» devait rencontrer vendredi à Madrid les autorités libyennes pour discuter du plan d’action.
Dans l’entretien au 20 Minuten on line, elle précise que la procédure pour enlèvement pourrait être abordée dans le cadre du tribunal arbitral prévu par le plan d’action pour étudier l’affaire Kadhafi, et plus particulièrement l’arrestation d’Hannibal, le fils du leader libyen, et de son épouse à Genève en juin 2008.
Pour sa part, le président du gouvernement genevois François Longchamp a décidé de sortir de la réserve qu’il s’était imposée pendant la crise.
Le Conseil fédéral était au courant de l’arrestation d’Hannibal Kadhafi à Genève avant même qu’elle n’ait lieu, a souligné vendredi dans les colonnes du «Temps» le président du gouvernement genevois François Longchamp. Le canton a reçu le feu vert «par écrit».
Le conseiller d’Etat radical a décidé de sortir de la réserve qu’il s’était imposée pendant la crise «du moment que les otages sont libres et que l’on commence à parler de la facture et de la participation de Genève au paiement». François Longchamp, au nom du gouvernement, se montre intransigeant sur ce dernier point.
«Nous n’entendons pas assumer une responsabilité qui ne nous incombe pas». Le magistrat a rappelé que «toutes les enquêtes» menées sur les conditions de l’arrestation du fils du leader libyen ont conclu que la police et la justice genevoises avaient agi en toute légalité.
«Dans le contexte actuel, nous n’entendons pas verser le moindre franc», a répété M. Longchamp. «Il ne faut pas oublier que des actes manifestement illégaux ont été commis par le fils d’un chef d’Etat à Genève». Hannibal Kadhafi était soupçonné d’avoir maltraité deux de ses domestiques, qui avaient porté plainte.
L’élu a rappelé que le gouvernement genevois s’est excusé pour la publication des photos d’identité judiciaire d’Hannibal Kadhafi, «puisque l’auteur de la fuite est vraisemblablement un agent de l’Etat». Une procédure pénale est en cours pour trouver le ou les responsables de cette fuite. L’enquête semble toutefois piétiner.
François Longchamp a par ailleurs déploré le manque de communication entre Genève et Berne sur cette affaire. «Ces derniers jours, Genève a tout appris par la presse», notamment le fait que le Conseil fédéral avait versé 1,5 million sur un compte en Allemagne et que Genève était censé contribuer à la facture.

D’après 20 Minuten et La Tribune de Genève
Samedi 19 Juin 2010

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