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Affaire Madani Chafik : Où sont donc passés les biens du résistant martyr ?




Affaire Madani Chafik : Où sont donc  passés les biens du résistant martyr ?
Peu de gens connaissent Chafik Madani. Pourtant, l’homme était l’un des dirigeants les plus en vue de l’Armée de libération. L’occasion est venue pour mettre la lumière sur la vie et le sort de ce résistant de première heure. Sa dépouille vient d’être enfin inhumée, avec la participation aux funérailles des deux fils du défunt, et des anciens résistants tels Mohamed Benssaid Aït Idder et Mohamed Elyazghi. 
Depuis le 22 juin 1964, date de sa disparition, personne ne l’avait revu. En janvier 2000, l’Etat allait délivrer enfin un certificat attestant la mort de Madani Chafik, un décès qui remonte à novembre 1964. Mais ce n’est qu’en ce 31 mai 2012 que sa famille sera informée de la découverte de la dépouille. Une victoire pour les membres de la famille qui n’ont jamais cessé de vouloir connaître la vérité sur le cas de leur père. Une autopsie était ainsi nécessaire voire indispensable. Les résultats révèlent ce que redoutaient les défenseurs des droits humains tout au long de ces cinquante dernières années. 
Chafik Madani, successeur du martyr Zerktouni, à la tête de l’Armée de libération a été torturé, les traces des sévices causés par ses bourreaux sont encore là pour le prouver. Ne restait ainsi que la cérémonie officielle d’enterrement au cimetière Achouhada. Les obsèques ont constitué une occasion pour les retrouvailles des membres de l’Armée de libération. Le Maroc vit toujours sous le rythme de la découverte de la vérité. Les brumes de ce passé noir qui hante encore les esprits commencent à peine à se dissiper. 
La famille Chafik qui a pris part récemment à Casablanca à une rencontre en hommage au martyr, a soulevé une autre question, à savoir les sévices et dépassements dont elle a été victime. Après la disparition de Madani Chafik connu au sein de la résistance  sous le nom de Madani Laouar, les autorités  de l’époque, connues pour leur répression ont fait main basse sur ses biens mobiliers et immobiliers, notamment les terrains situés dans la région de Tétouan. Nombre de grandes sociétés, appartenant à des personnalités civiles et militaires de l’époque ont saisi ces terrains sans indemnisation, ni procédure juridique. La réconciliation passe d’abord par la réhabilitation des gens dans leurs droits légitimes. La famille Chafik n’en demande pas plus. 
 


Mustapha ELouizi
Lundi 16 Juillet 2012

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