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Affaire DSK: Nouvelles secousses politiques en France




Affaire DSK: Nouvelles secousses politiques en France
A New York, l'affaire DSK a pris des allures de lutte de classe entre une femme de ménage noire et un homme puissant. A Paris, l'enquête sur la plainte de Tristane Banon reste confinée à un milieu politico-médiatique, avec ses petits secrets et ses règlements de comptes. Successeur de Dominique Strauss-Kahn dans la position de favori des sondages pour la présidentielle de 2012, le député socialiste François Hollande a été entendu mercredi par la police. Avec d'autres responsables politiques et des journalistes, dont une star de la télévision, il fait partie de la dizaine de personnalités françaises qui doivent être interrogées à la suite de la plainte pour tentative de viol déposée contre Dominique Strauss-Kahn, par une romancière de 32 ans, Tristane Banon. Elle a raconté dans le détail aux policiers comment l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) aurait tenté d'abuser d'elle dans un appartement du centre de Paris, il y a huit ans, quand elle était venue l'interviewer. Un récit  "imaginaire" , selon M. Strauss-Kahn. Au fil des interrogatoires, de fuites dans la presse et de révélations aussi gênantes que fracassantes, les esprits s'échauffent de nouveau à Paris autour de cette affaire. La propre mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, y joue les premiers rôles. Elle a tout d'abord confié avoir dissuadé sa fille de porter plainte dès 2003 contre l'ex-ministre des Finances. Elle a aussi affirmé que François Hollande, à l'époque patron du Parti socialiste (PS), était au courant de l'agression dont la jeune femme dit avoir été victime.Engagé dans la course à la candidature socialiste pour la présidentielle de 2012, François Hollande redoute de voir sa campagne parasitée par l'affaire et voulait être entendu comme témoin  "le plus rapidement possible" .  "C'est une affaire qui ne me concerne en rien. J'ai demandé à être entendu parce qu'il y a eu une opération politique visant à mettre mon nom dans la presse" , a-t-il dénoncé après son audition mercredi. Il avait indiqué à plusieurs reprises qu'il avait été informé par la mère de la jeune femme d'un  "incident"  avec DSK, sans pouvoir le vérifier, et qu'il lui avait alors conseillé d'en parler à la police. Anne Mansouret assure dans le journal Libération qu'elle " ne reproche rien " à François Hollande. Mais elle a ajouté au trouble de cette affaire, en déclarant avoir eu elle-même, trois ans avant les faits allégués, une relation sexuelle avec Dominique Strauss-Kahn.
 "Ce que je peux vous dire, c'est que cela s'est passé dans son bureau de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) à Paris, je n'ai pas envie de donner de détails. Et que je n'ai pas recommencé" , a déclaré à Libération cette femme élégante de 65 ans, élue du PS dans l'Ouest de la France. Après son rendez-vous avec DSK en 2003, Tristane Banon se serait aussi confiée à plusieurs journalistes qu'elle avait dans ses relations. La presse évoque la possible audition de plusieurs d'entre eux, dont l'ex-présentateur vedette de la chaîne de télévision privée TF1, Patrick Poivre d'Arvor. Afin de rencontrer DSK, qu'elle voulait interviewer pour un livre consacré aux erreurs des hommes politiques, Tristane Banon avait fait jouer des contacts amicaux, voire quasi-familiaux. Le deuxième épouse de Dominique Strauss-Kahn est sa marraine. Elle était aussi l'amie de sa mère, avant que l'affaire ne brouille les deux femmes. Au point que l'une vient d'engager contre l'autre une procédure judiciaire. Ce milieu très parisien semble bien éloigné du Bronx, où vivait la femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New York qui accuse DSK d'avoir tenté de la violer à la mi-mai. Après avoir refusé toute coopération avec la justice américaine, l'avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, était pourtant mardi à New York pour une réunion avec les procureurs.
 "Si le Procureur Cyrus Vance fait une demande d'entraide judiciaire officielle et qu'elle est acceptée par les autorités françaises (...) Tristane ira témoigner à New York», a déclaré Me Koubbi au quotidien français Le Parisien. Le bureau du procureur s'est refusé à tout commentaire sur cette information.

Libé
Jeudi 21 Juillet 2011

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