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Adoption à l’unanimité des rapports moral et financier




L’USFP n’est pas un parti sclérosé, il cherche toujours à innover et à sortir de l’ordinaire. Normalement, les formations politiques commencent leurs congrès par la cérémonie d’ouverture, le Xème Congrès de l’USFP qui s’est tenu à la fin de la semaine dernière au Complexe Moulay Rachid de la jeunesse et de l’enfance à Bouznika, a dérogé à cette règle. 
Le premier jour de ses travaux, c’est-à-dire le vendredi 19 mai 2017, a été, en effet, marqué par la présentation des rapports moral et financier respectivement par le Premier secrétaire, Driss Lachguar et le trésorier, Mohammed Mouhib.
Dans son rapport moral, le Premier secrétaire a dressé le bilan de son mandat à la tête du parti durant les cinq dernières années. «Partant du principe du pacte institutionnel du parti visant à lier la responsabilité à la reddition des comptes et de notre engagement, nous en tant que direction du parti nous présentons dans notre rapport moral le bilan de ce que nous avons fait durant cinq ans et nos réalisations aussi bien sur le plan politique que sur le plan du parti»,  a-t-il assuré d’entrée de jeu.
La direction du parti a hérité d’une situation « chaotique », mais la nouvelle dynamique organisationnelle lancée après le IXème congrès a permis le renouvellement de 85% des sections du parti dans les provinces et la création de nouvelles sections, alors que le nombre des adhérents a dépassé les 39.000.

Mobilisation des énergies 
«Nous avons œuvré à la mobilisation des énergies dont regorge notre parti pour la mise en application des résolutions du IXème Congrès notamment celles relatives à l’institutionnalisation du parti, au renforcement de l’édifice organisationnel et à l’enrichissement du débat politique», a assuré le Premier secrétaire. 
Sur le plan organisationnel, le IXème Congrès a constitué une étape qualitative dans l’histoire du parti car il a posé les jalons d’une nouvelle gouvernance en consacrant une philosophie organisationnelle basée sur les principes modernes de la séparation et l’équilibre des pouvoirs, de la reddition des comptes et la consécration de la légitimité démocratique.

Initiatives politiques
Sur le plan politique, le parti de la Rose a pris des initiatives importantes sur tous les fronts : parlementaire, sociétal et médiatique pour défendre les acquis politiques et protéger les droits et les libertés des Marocains.
A titre d’exemple, le Premier secrétaire a cité la productivité des membres du Groupe socialiste à la Chambre des représentants durant l’ancienne législature (2011-2016). En fait, le Groupe socialiste a été classé premier en termes de nombre des questions écrites et orales, dépassant, ainsi, de loin le plus grand groupe parlementaire. En plus, le nombre des questions orales a augmenté durant la législature 2011-2016 de trois fois par rapport à la législature 2007-2011, et le nombre des questions écrites plus de 50 fois pendant la même période.
La bonne productivité du Groupe socialiste a été notable au niveau des propositions de loi. Cette fois-ci encore, le Groupe du parti de la Rose est arrivé en tête.  Les membres de ce groupe ont présenté plus d’amendements que durant la législature 2007-2011.
Par la suite, le Premier secrétaire de l’USFP a présenté les résultats du parti aux échéances électorales de 2015 et de 2016.
Il a assuré que le parti a adopté une procédure transparente et claire dans le choix des candidats tout en donnant un rôle important aux instances locales et régionales dans ce choix, alors que la direction du parti se contente seulement d’entériner ces choix. En plus, le Premier secrétaire a mis en exergue la manière démocratique dans le choix des candidats dans les listes nationales des femmes et des jeunes mettant ainsi un terme à «la rente partisane».
Le Premier secrétaire a également assuré que l’USFP a exprimé son ras-le-bol concernant le  déroulement de ces échéances électorales et de leurs résultats.  «Si nous avons exprimé notre mécontentement  des résultats de ces élections, c’est parce que nous sommes un vrai parti qui a des positions de principe fermes nées de son attachement à la légitimité des institutions, à la stabilité du pays et à la transparence du processus électoral. 
Driss Lachguar a, par ailleurs, rappelé la décision prise par  les instances dirigeantes du parti de participer à la majorité gouvernementale. Ces instances ont confié au Premier secrétaire et au Bureau politique la tâche de mener et de poursuivre les tractations et les consultations avec le chef de gouvernement désigné, tout en restant fidèles aux recommandations et directives de la Commission administrative nationale du parti.
Il a également évoqué le tapage qui a été soulevé après la proposition du parti de présenter la candidature de Habib El Malki à la présidence de la Chambre des représentants. L’USFP a mis à nu l’inanité de ceux qui se sont opposés à cette candidature au prétexte que tout candidat à ce poste devait être membre d’un parti de la majorité et que ce parti devait avoir un grand nombre de sièges au sein de la première Chambre. Mais l’histoire récente dément tout cela, car le défunt Abdellah Baha ou Lachcen Daoudi et Saad Eddine El Othmani, tous dirigeants au sein du PJD, avaient présenté leur candidature à la présidence de la Chambre des représentants sans que leur parti ne soit membre de la majorité gouvernementale ou dispose d’un grand nombre de siège. 
En outre, le dirigeant ittihadi a précise qu’il n’y a aucune disposition constitutionnelle ou légale ni justification politique qui interdise à un parti de présenter un candidat à la présidence de ladite  Chambre.
Il a également souligné qu’il est inconcevable que l’institution parlementaire soit restée paralysée  des mois durant alors que le pays fait face à des défis au niveau national et international. Selon Driss Lachguar, ce qui s’est passé a, néanmoins, été bénéfique puisqu’il a consacré l’indépendance et la suprématie de l’institution parlementaire.
La direction du parti a pris des décisions «courageuses» notamment au niveau de l’unification de la famille ittihadie et au niveau de la recherche des alternatives qui sont à même de cimenter l’unité des forces de gauche et progressistes.

Relations internationales
Le rôle important du parti durant les cinq dernières années au niveau des relations internationales et de la défense de la cause nationale au sein des organisations régionales et internationales a été également mis en valeur par le Premier secrétaire.
«Notre parti est devenu  un acteur international et le mouvement socialiste et progressiste dans le monde traite maintenant notre cause nationale avec une approche nouvelle basée sur la concertation mettant fin progressivement à l’étape durant laquelle le Maroc avait été systématiquement condamné  et durant laquelle les thèses séparatistes recevaient un  appui inconditionnel», a relevé Driss Lachguar.
L’USFP a également renforcé sa présence au sein des organisations régionales et internationales. Concrètement, le parti assume aujourd’hui des responsabilités importantes dans plusieurs organisations internationales et régionales. En outre, il préside l’Internationale socialiste des femmes et a pu arracher la présidence de la Commission de l’immigration à l’IS et adhérer à la Commission d’éthique au sein de cette même organisation. L’USFP est aussi membre dirigeant du Conseil international de l’Alliance progressiste et assume des responsabilités au sein du Forum démocratique et social arabe. Cette liste n’est assurément pas exhaustive, puisque le parti de la Rose est devenu membre de la Commission de contrôle au sein de l’Union internationale de la jeunesse socialiste et assume la responsabilité du secrétariat général de l’Union de la jeunesse socialiste arabe.
Le Premier secrétaire de l’USFP a aussi rappelé que la première lettre qu’il a signée en tant que Premier secrétaire concernait la demande d’adhésion au Parti des socialistes européens. Laquelle demande a été immédiatement acceptée.
Et toujours dans le cadre de ses relations internationales, l’USFP a abrité les travaux du Congrès constitutif du Forum arabe démocratique social en juin 2013 à Rabat, alors que la Chabiba ittihadia a accueilli, quant à elle, le Congrès constitutif de l’Union de la jeunesse socialiste arabe en février 2014.
Pour sa part, Mohammed Mouhib a présenté le rapport financier assorti des documents de la Cour des comptes. 
Il a assuré à cet égard que le parti a amélioré sa gestion financière comme l’attestent les rapports de ladite Cour depuis 2013. Ces rapports attestent la transparence de sa gestion financière contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis notamment ceux qui se positionnent à gauche de l’USFP.
Il a aussi appelé les organisations du parti aux niveaux local, provincial et national à redoubler d’efforts pour pousser les adhérents à payer leurs cotisations et, partant, à permettre au parti d’avoir davantage de ressources financières internes au lieu d’être dépendant des financements publics.
Après un débat marqué par la franchise et la transparence, les congressistes ont adopté à l’unanimité ces deux rapports.
 

M.T
Lundi 22 Mai 2017

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