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Adieu Nassim




Vendredi 23 janvier vers 18 heures, à proximité du Supermarché Marjane Hay Riad à Rabat, Nassim, 17 ans et son copain nous doublent, enfourchant leurs quads en faisant des cabrages contrôlés, mon fils qui était derrière me dit :  « papa c’est Nassim K. qui vient de nous doubler ! » ; sur l’instant, je me suis dit :«Je ne comprends pas que l’on puisse laisser circuler de tels engins sur le bitume à 70 km/h, et qui plus est, conduits par des adolescents ! »
Le lendemain matin, dans la cour du lycée Descartes, la nouvelle tombe comme un couperet : « Nassim a eu un accident hier, atteint à la tête, Nassim qui, hélas, ne portait pas de casque, est décédé sur le champ ! » Nassim n'était pas un novice en matière de quad. Son accident doit sans doute beaucoup à la fatalité. Qu'importe. Aujourd'hui, nous pensons tous à sa famille. Et nous partageons son immense douleur. Une semaine auparavant, un autre adolescent de 19 ans est mort écrasé par son quad à Rabat, et ce ne sont là que deux exemples, ces cas ne sont pas isolés ; il ne se passe pas un mois sans qu’on entende une mauvaise nouvelle liée à l’utilisation des quads.
Le constat est tragique, mais il est réel : il y a peu de quads en circulation, c'est vrai, mais beaucoup trop d'accidents de quads. Et si tous ne se terminent pas tragiquement, il n'en demeure pas moins vrai qu'énormément de blessures, souvent sérieuses, sont à déplorer pour plusieurs propriétaires de ces machines. La prudence n'est donc plus de mise mais de rigueur, un quad n'est pas aussi stable qu'il n'y paraît malgré ses quatre roues.
Le quad, un danger ambulant :
Quatres roues motrices, des pneus larges, de vastes repose-pieds : à l’arrêt le quad rassure par sa stabilité. Mais dès qu’il entre en mouvement, ce véhicule hors normes n’est plus aussi sécurisant, surtout si son pilotage est confié à un jeune enfant.
On peut risquer la comparaison avec un cheval sauvage qu'on met trop facilement entre les mains de tout le monde : on a peut-être trop tendance à le considérer comme un engin familial et convivial alors qu'il lui arrive parfois de s'emballer et de faire des dégâts. C’est un engin instable, les pertes de contrôle sont très fréquentes, le moindre coup de frein intempestif peut avoir des conséquences dramatiques, un virage à 40 km/h et on se retrouve par terre, un cabrage excessif et c’est la chute à la renverse, sans oublier que les plus légers pèsent entre 200 et 350 kg pour une puissance de 300 cm3. Certains modèles développent des vitesses maximales excessives, des capacités de freinage médiocres, voire totalement inefficaces en pente. D’autres modèles présentent des risques non Vendredi 23 janvier vers 18 heures, à proximité du Supermarché Marjane Hay Riad à Rabat, Nassim, 17 ans et son copain nous doublent, enfourchant leurs quads en faisant des cabrages contrôlés, mon fils qui était derrière me dit :  « papa c’est Nassim K. qui vient de nous doubler ! » ; sur l’instant, je me suis dit :«Je ne comprends pas que l’on puisse laisser circuler de tels engins sur le bitume à 70 km/h, et qui plus est, conduits par des adolescents ! »
Le lendemain matin, dans la cour du lycée Descartes, la nouvelle tombe comme un couperet : « Nassim a eu un accident hier, atteint à la tête, Nassim qui, hélas, ne portait pas de casque, est décédé sur le champ ! » Nassim n'était pas un novice en matière de quad. Son accident doit sans doute beaucoup à la fatalité. Qu'importe. Aujourd'hui, nous pensons tous à sa famille. Et nous partageons son immense douleur. Une semaine auparavant, un autre adolescent de 19 ans est mort écrasé par son quad à Rabat, et ce ne sont là que deux exemples, ces cas ne sont pas isolés ; il ne se passe pas un mois sans qu’on entende une mauvaise nouvelle liée à l’utilisation des quads.
Le constat est tragique, mais il est réel : il y a peu de quads en circulation, c'est vrai, mais beaucoup trop d'accidents de quads. Et si tous ne se terminent pas tragiquement, il n'en demeure pas moins vrai qu'énormément de blessures, souvent sérieuses, sont à déplorer pour plusieurs propriétaires de ces machines. La prudence n'est donc plus de mise mais de rigueur, un quad n'est pas aussi stable qu'il n'y paraît malgré ses quatre roues.
Le quad, un danger ambulant :
Quatres roues motrices, des pneus larges, de vastes repose-pieds : à l’arrêt le quad rassure par sa stabilité. Mais dès qu’il entre en mouvement, ce véhicule hors normes n’est plus aussi sécurisant, surtout si son pilotage est confié à un jeune enfant.
On peut risquer la comparaison avec un cheval sauvage qu'on met trop facilement entre les mains de tout le monde : on a peut-être trop tendance à le considérer comme un engin familial et convivial alors qu'il lui arrive parfois de s'emballer et de faire des dégâts. C’est un engin instable, les pertes de contrôle sont très fréquentes, le moindre coup de frein intempestif peut avoir des conséquences dramatiques, un virage à 40 km/h et on se retrouve par terre, un cabrage excessif et c’est la chute à la renverse, sans oublier que les plus légers pèsent entre 200 et 350 kg pour une puissance de 300 cm3. Certains modèles développent des vitesses maximales excessives, des capacités de freinage médiocres, voire totalement inefficaces en pente. D’autres modèles présentent des risques non négligeables d’entraînement de vêtements, de pieds et de mains par des pièces en rotation (chaînes) et de brûlures liées au contact avec des parties chaudes non protégées (tuyaux d’échappement). Ces petits engins tout terrain à moteur ont l’apparence de jouets, ils peuvent être utilisés à un âge précoce, sans formation ni brevet particulier. L'absence de formation et de permis spécifique est d’ailleurs un des principaux facteurs « accidentogènes » du quad. Le temps n'est-il pas venu de réformer les modes d'utilisation du quad pour éviter que l'hécatombe se poursuive ?
La solution ? Elle passe forcément par une révision de la législation. Nul besoin actuellement pour enfourcher un quad de posséder un permis spécial. Sa conduite est pourtant particulière. La formation doit absolument être à l'avenant. Ces nouvelles dispositions s'avèrent d'autant plus nécessaires qu'il est possible de piloter ces machines sur les routes bitumées et à l’intérieur des villes, machines qui, à l’origine, ont été inventées pour une utilisation agricole ou une circulation dans des propriétés privées.

Omar Abbadi- Un père affolé
Mardi 27 Janvier 2009

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