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Aden tombée, le chef des rebelles chiites yéménites, Abdelmalek Al-Houthi, cherche le compromis







En quatre mois, la guerre a fait près de 4.000 morts, dont la moitié sont des civils selon l'ONU



Le chef des rebelles chiites yéménites, Abdelmalek Al-Houthi, s'est dit de nouveau prêt lundi à un règlement politique du conflit dans le pays où ses partisans viennent de perdre Aden, la cité portuaire du sud, reconquise par les forces pro-gouvernementales.
"Un règlement politique est toujours possible", a déclaré le chef d'Ansaruallah, l'émanation politique des rebelles, dans un discours diffusé dans la nuit par la chaîne de télévision de son groupe, Al-Massira.
Pour y parvenir, "nous accueillons tout effort d'une quelconque partie neutre arabe ou internationale", a ajouté M. Houthi qui a minimisé la perte d'Aden, la deuxième ville du pays.
"La percée réalisée par l'ennemi à Aden va échouer", a-t-il affirmé, ajoutant que la reconquête à la mi-juillet par les forces loyalistes de cette ville "est une situation conjoncturelle qui sera surmontée malgré l'argent de l'Arabie Saoudite", principal soutien de ces forces.
Le chef rebelle s'est exprimé à la veille d'une réunion lundi à Doha entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et ses homologues des monarchies du Golfe lors de laquelle ils doivent évoquer l'accord international sur le nucléaire iranien et la conjoncture régionale dont la crise yéménite. L'Arabie Saoudite a pris le 26 mars la tête d'une coalition arabe qui mène une campagne de frappes aériennes contre les rebelles, soutenus par l'Iran, pour les empêcher de prendre le contrôle de l'ensemble du pays.
La guerre au Yémen a fait près de 4.000 morts en quatre mois, dont la moitié sont des civils selon l'ONU.
Le chef d'Ansaruallah a rejeté les arguments du royaume pétrolier qui invoque la sécurité de sa frontière avec le Yémen pour justifier son intervention militaire.
"Pour assurer votre sécurité, il faut (respecter le principe) de bon voisinage (...). Or, avec les crimes que vous commettez, vous constituez un danger pour le Yémen", a-t-il martelé à l'adresse des dirigeants saoudiens auxquels il a renié "le droit de s'ingérer dans les affaires du peuple yéménite".
Partis de Saada, leur fief dans le nord, les Houthis, aidés par les unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont lancé l'an dernier une offensive qui leur a permis de prendre la capitale Sanaa et de vastes territoires du nord, du centre et de l'ouest du pays.
En mars, ils ont mis le cap sur le sud, poussant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à fuir en Arabie Saoudite.

Libé
Mardi 4 Août 2015

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