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Actions communes des différents corps de métiers de la justice pour riposter à l’intransigeance de Ramid




Actions communes des différents corps de métiers de la justice pour riposter à l’intransigeance de Ramid
Mars sera un mois propice pour la concertation et le dialogue entre les différents corps de métiers du secteur judiciaire en vue de coordonner leurs actions contre la politique que mène le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid. 
Exacerbés par l’intransigeance du ministre, l’Association des barreaux du Maroc et le Syndicat démocratique de la justice (SDJ) poursuivent leur concertation en vue d’élaborer une stratégie commune contre cette politique. En effet, ces deux organisations tiendront leur deuxième réunion de coordination le samedi 15 mars en vue de renforcer leur coopération et l’institutionnaliser. Ils ont appelé, par ailleurs, à une réunion de tous les métiers de la justice le 28 mars et à l’organisation du premier Forum des métiers de la justice sans pour autant en préciser la date. 
Pour sa part, le bureau exécutif du Club des magistrats du Maroc tiendra, ce samedi 1er mars, sa réunion ordinaire. A l’ordre du jour figure, en premier lieu,  la question du juge de Tanger, Mohamed Najib El Bakkach, limogé récemment par le Conseil supérieur de la magistrature. Une décision qui a été vivement critiquée par le Club des magistrats du Maroc. Ceci  d’autant plus qu’elle a été prise sans attendre que la justice se prononce de manière définitive dans le procès pour corruption dont il fait l’objet. « C’est une décision politique », a réitéré, hier vendredi, Ahmed Anbar dans une déclaration à Libé. Et d’ajouter : «Il est probable que Mohamed Najib El Bakkach assiste à cette réunion, pour expliquer son point de vue dans cette affaire ; ce qui nous permettra de préparer une riposte à la décision qui a été prise à son encontre». 
L’affaire de ce juge remonte à 2012, lorsqu’un citoyen tunisien qui a été reçu par le ministre de la Justice a  accusé de corruption le magistrat en question et a décidé de lui  tendre un piège pour le démasquer. Suite à quoi, ce dernier a été arrêté le 19 janvier 2012 dans le propre véhicule du citoyen tunisien sans qu’il y ait de flagrant délit puisque ce juge n’avait pas d’argent sur lui et que les deniers censés attester de sa culpabilité étaient camouflés sous le siège du conducteur, selon les PV de la police. Le Club des magistrats du Maroc évaluera également le sit-in observé le samedi 8 février par les juges en dépit de l’interdiction écrite des autorités et des menaces proférées par le ministre de la Justice lui-même lors sa fameuse conférence de presse tenue le 5 du mois passé, soit deux jours avant le sit-in. 
Le Club des magistrats procèdera également à l’évaluation des résultats des travaux du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que les doléances des juges à ce propos.
A noter que le Conseil national du Club des magistrats du Maroc se tiendra le samedi 15 mars à Rabat.

Mourad Tabet
Samedi 1 Mars 2014

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