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«Ach Dani» ou le goût démesuré du pouvoir

Nouvelle pièce du Théâtre Arlequin




«Ach Dani» ou le goût démesuré du pouvoir
Dans le monde arabe, le mot «pouvoir» est un terme magique, fascinant et surchargé de significations. Un concept que les intellectuels, les théologiens, les artistes n’ont cessé de questionner, d’observer et de remettre en cause. Omar El Jadli, dramaturge et metteur en scène,  en fait partie. Dans sa dernière pièce de théâtre «Ach Dani», l’artiste interroge, décrypte et refaçonne à sa manière ce terme dans un contexte particulier, celui du Printemps arabe. Pour lui, il est essentiel de revenir sur ce mot et de décortiquer son essence sans tomber dans l’idéologie ou le populisme. «Je n’essaye pas de faire passer une position politique ou idéologique mais je tente de soulever des questions sur notre époque et d’inciter le public à faire sa propre lecture de cette réalité. Je crois qu’aujourd’hui, on est tous confronté à la question de savoir si nous avons besoin d’un pouvoir fort et autoritaire voire tyrannique ou d’un pouvoir pluraliste et démocratique», a-t-il souligné.
Le dramaturge estime que l’artiste doit jouer son rôle. «Il est un reflet de notre époque. Il est là pour  poser des questions et essayer d’aller au-delà des évidences», a-t-il précisé avant de poursuivre : «Le Maroc a connu comme l’ensemble des pays du Printemps arabe certains changement politiques, constitutionnels et institutionnels. Je crois qu’il est temps de mettre au diapason ces mutations et de les interroger».
Pour ce faire, il a fait appel à trois personnages inspirés  du Maroc profond,  celui de la Siba (anarchie). Une époque où seule la force prime et où le pouvoir rime avec violence. C’est l’histoire du caïd Bouchta, de Zghiba et de Mimoun, jouée par un trio infernal, en l’occurrence Jawad Alami, Abderrahim El Meniari et Abdeltif El Khamouli qui se disputent le pouvoir dans lequel les rôles sont interchangeables (dominant/dominé). Des personnages simples mais qui se révèlent plus complexes en se lançant dans un jeu où tous les coups sont permis.
Un jeu qui  dépasse les discours pour aller vers le langage du corps et donc embarquer le spectateur dans une aventure parfois insaisissable. Mais c’est un pari qui mérite d’être salué grâce aux talents des comédiens et à la prouesse scénique du metteur en scène.
La pièce sera présentée de nouveau au Festival du rire prévu la semaine prochaine.

Hassan Bentaleb
Lundi 3 Juin 2013

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