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Accord d'échange de prisonniers au Yémen

Les négociations de paix se poursuivent à Genève




Les parties en guerre au Yémen sont convenues mercredi de procéder à des échanges de prisonniers afin de renforcer les perspectives des pourparlers de paix en cours en Suisse, a-t-on appris dans les deux camps.
 Abdel-Hakim al Hasani, du groupe Résistance du sud, allié au président Abd-Rabbou Mansour Hadi, a précisé que 360 rebelles chiites houthis détenus à Aden seraient échangés contre 265 civils et combattants du Sud.
 Une médiation tribale est à l'origine de cet accord, qui s'inscrit dans les mesures de confiance indispensables à la poursuite des pourparlers de paix engagés cette semaine en Suisse.
 A Sanaa, la capitale que les miliciens chiites houthis contrôlent depuis septembre 2014, un responsable de l'administration pénitentiaire a indiqué que des prisonniers capturés dans le Sud étaient en cours d'acheminement vers le lieu d'échanges.  Autre mesure de confiance censée favoriser les pourparlers, la trêve entrée en vigueur mardi à la mi-journée semblait tenir globalement ce mercredi, même si les deux camps se sont accusés mutuellement de l'avoir violée.
 Les rebelles chiites houthis du Yémen et leurs alliés ont accusé mercredi la coalition militaire conduite par l'Arabie Saoudite d'une "grave escalade sur terre, sur mer et dans les airs" dans diverses régions, notamment dans le secteur de Hodaïda et de Taëz.
 Dans le camp adverse, le site d'information sananew.net contrôlé par les pro-Hadi a fait état de bombardements menés par les Houthis dans le secteur de Taëz. Le bilan est de huit morts et une vingtaine de blessés.
 En visite au Caire, le général saoudien Ahmed al Assiri, porte-parole de la coalition, a indiqué que l'alliance mise en place par Riyad contre le mouvement chiite yéménite était tenue par cette trêve mais qu'elle se tenait prête à riposter à toute violation par les Houthis, rapporte le quotidien saoudien Al Ryad. Par ailleurs, les négociations de paix entre les parties en guerre au Yémen se poursuivent en Suisse sous l'égide des Nations unies dans un lieu tenu secret, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu sur le terrain, a annoncé l'Onu.
La trêve, demandée par le président yéménite Abd Rabbou Mansour Hadi pour faciliter les discussions de paix, est entrée en vigueur mardi midi (09h00 GMT).
 Selon des officiers et des habitants, le cessez-le-feu était largement respecté, même si quelques violations mineures ont été signalées de part et d'autre.
 Les négociations, qui se tiennent en face-à-face, à la différence des précédentes, ont pour but principal de mettre en œuvre une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu d'avril dernier qui demande aux rebelles houthis chiites de quitter la capitale, Sanaa, et les autres villes dont ils se sont emparés fin 2014 et début 2015.
 Lundi soir, juste avant l'entrée en vigueur de la trêve, des frappes aériennes de la coalition arabe menée par l'Arabie Saoudite en soutien au président Hadi contre les rebelles houthis ont fait 15 morts, ont annoncé des habitants.
 "Les consultations menées sous l'égide de l'Onu visant l'établissement d'une solution durable à la crise au Yémen ont commencé aujourd'hui en Suisse. Ces consultations visent à établir un cessez-le-feu permanent et global, à réaliser des améliorations à la situation humanitaire et un retour paisible et dans l'ordre à une transition politique", selon un communiqué de l'Onu lu par un de ses porte-parole, Ahmad Fawzi, lors d'une conférence de presse à Genève.
 L'émissaire spécial du secrétaire général des Nations unies, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, avait juste avant annoncé le début de la cessation des hostilités au Yémen, "première étape initiale vers la construction d'une paix durable dans le pays".
 "C'est à vous qu'il revient de décider si la paix prévaudra ou si le Yémen doit continuer de plonger dans l'obscurité, la tragédie et la souffrance", a-t-il dit.
 "Allez-vous abandonner le Yémen et son peuple et mener le pays à davantage de violence et de massacres ou allez vous placer le Yémen en tête de vos priorités ?", a-t-il demandé.
 
 Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a appelé les deux parties au respect de la trêve qui doit "marquer la fin de la violence militaire au Yémen et la transition vers le progrès basée sur la négociation, le dialogue et le consensus".
 
 Les précédentes négociations, indirectes, qui se sont tenues en juin à Genève, n'ont pas permis d'avancée notable, chaque partie accusant l'autre de l'échec des discussions.

Jeudi 17 Décembre 2015

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