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Abou Qatada extradé par Londres vers la Jordanie

Il sera jugé par un tribunal militaire pour terrorisme




Abou Qatada extradé par Londres vers la Jordanie
Le prédicateur radical Abou Qatada, expulsé du Royaume-Uni après des années de procédures judiciaires, est arrivé dimanche en Jordanie, où il doit être jugé pour terrorisme.
Parti de Londres dans la nuit, sous escorte britannique et jordanienne, celui qui était jadis considéré comme "l'ambassadeur de Ben Laden en Europe" est arrivé à Amman peu avant 10H00 (07H00 GMT).
"Abou Qatada a été remis aux autorités à son arrivée à Amman. Il est maintenant soumis à un interrogatoire en vue de son nouveau procès", qui se déroulera dans "l'équité, la crédibilité et la transparence", a déclaré le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammad Momani, cité par l'agence officielle Petra.
Son départ est un soulagement pour les autorités britanniques, qui ont dépensé 1,7 million de livres (2 millions d'euros) pendant les 10 ans de saga judiciaire et diplomatique ayant abouti à cette expulsion.
Selon un responsable du gouvernement jordanien, l'avion a atterri à l'aéroport de Marqa, à l'est d'Amman, et son passager devait être remis aux agents de la Cour de sûreté de l'Etat, un tribunal militaire situé juste à côté de l'aéroport.
Le père d'Abou Qatada, ses frères et d'autres membres de sa famille attendaient dimanche matin devant ce tribunal, a constaté un photographe de l'AFP.
Le prédicateur doit être présenté "immédiatement" devant les procureurs du tribunal, qui doivent lui signifier les charges pesant contre lui, a expliqué à l'AFP Hussein Omari, avocat membre d'une association jordanienne de défense des droits de l'Homme qui va suivre l'affaire. Abou Qatada doit être rejugé pour deux affaires de "préparation d'attentat", pour lesquelles il a été condamné par contumace respectivement à la prison à vie et à 15 ans de prison.
Cette extradition intervient quelques semaines après la ratification par les deux pays d'un traité qui, sans mentionner le cas du prédicateur, garantit que des preuves obtenues par la torture ne pourront pas être utilisées contre Abou Qatada lors de son procès en Jordanie.

Libé
Lundi 8 Juillet 2013

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