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Abou Naim récidive dans sa folie furieuse




En l'absence d'une volonté à même de le recadrer, le salafiste Abou Naim récidive. L'énergumène se croit désormais au-dessus de la mêlée et entend même imposer sa loi à tous. Il imagine bêtement que tous les Marocains sont des "mineurs et partant ses affidés", et s’efforce de les remonter contre leurs institutions.
Mardi soir, le forcené publia une vidéo sur sa page Facebook dans laquelle il a déversé toute sa haine et sa rancune envers une société où il est totalement perdu. Avec une évidence et une certitude infaillibles, il a scindé les Marocains en deux catégories, ceux qui le suivent et veulent bien croire en ses balivernes et divagations et ceux qui font bon usage de leur esprit critique, et sont donc, pour lui, des renégats et des infidèles. L'on dirait que l'islam vient à peine d’être adopté au pays et qu'on est juste au premier siècle de l'Hégire.
L'interdiction de la fabrication et de la vente de la Burqa, vêtement afghan ne laissant dévoiler aucune partie du corps, par les autorités était au centre de ses propos plus que diffamatoires. Et cette fois-ci, sa vidéo, qui atteste de son acte abject et criminel, tire à boulets rouges sur les agents du ministère. "Ceux qui veulent interdire la Burqa, vocifère-t-il, mènent la guerre contre Dieu". La messe est dite !
Sans scrupules, il excommunie tout le monde à tort et à travers comme un dépositaire de l’islam et de ses préceptes. Comme il l'avait déjà fait avec Driss Lachguar, Premier secrétaire de l'USFP, l'intellectuel Ahmed Assid et Driss Yazami, président du CNDH. En intitulant sa vidéo : "Qui est cet apostat qui fait la guerre à Dieu ?", il prend seul la défense de Dieu contre tous les apostats du pays… Un contre tous, il se prend pour un héros, capable de venir à bout de ses ennemis. Comme pour défier et provoquer les autorités judiciaires, il demande aux marchands de la Burqa de la lui céder pour la vendre depuis sa demeure. "Rapportez-moi des Burqas et je vais les vendre depuis chez moi, je n'ai peur de personne", éructe-t-il.
Pour le protéger contre un triste sort, d’aucuns prétendent qu'il n'est pas dans ses états et qu’il ne faudrait pas en tenir compte dans ce cas. C’est un individu certes enragé mais mérite un autre traitement.

Nouri Zyad
Samedi 14 Janvier 2017

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