Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Abderrahim Talib, entraîneur du WAC à “Libé”

“Le Wydad doit récupérer sa notoriété au sein des équipes du championnat d’élite” “Le professionnalisme ce n’est pas de l’argent, mais une mentalité”




Abderrahim Talib, entraîneur du WAC à “Libé”
Libération :  Le WAC vient de mettre fin à la guigne face au KAC en championnat et le TAS, en Coupe du Trône. Ces résultats vous rassurent-ils pour la suite de la Botola Pro ?

Abderrahim Talib : Oui, bien sûr. Comme vous le savez, le WAC n’a pas gagné le KAC et le TAS depuis de longues années. Il a fallu une bonne préparation psychologique avant la rencontre. Il fallait mettre fin au signe indien et remporter une victoire pour bien entamer la saison. Ce ne fut pas facile au début, mais j’avais pleinement confiance en mes joueurs qui ont su imposer leur jeu. Je leur ai dit que si nous marquons en premier, nous gagnerons le match. Ce qui a été fait de la plus belle des manières. Et j’en suis heureux.

Est-ce que les conditions de travail au sein du WAC sont meilleures ou plus difficiles que celles que vous avez vécues dans les autres clubs que vous avez entraîné?

Franchement, les conditions de travail sont meilleures à l’intérieur du club dans la mesure où j’ai à ma disposition de bons joueurs, une infrastructure digne des grands clubs, un comité qui nous soutient, mais c’est l’environnement extérieur qui est plus inquiétant, car on est souvent confronté à l’hostilité d’une poignée de personnes qui veulent déstabiliser l’équipe. Je continue à recevoir des menaces et des critiques non fondées pour le simple plaisir de faire du mal. Mais je continuerai mon travail parce que j’aime ce club et je suis soutenu par le comité et une frange importante des vrais supporters.

Etes-vous satisfait du mercato d’été? La porte reste-t-elle encore ouverte à d’autres recrutements?

Je pense qu’on a fait de bons recrutements et la porte reste ouverte pour l’arrivée d’un meneur de jeu. C’est ce poste qui reste à pourvoir. Nous avons quelques contacts et je souhaite qu’ils aboutissent rapidement. Concernant les autres postes, on a procédé au recrutement de deux joueurs du CODM, à savoir Zakaria Zahid en tant que stoppeur, et Nabil El Oulji qui est l’un des meilleurs arrières gauche du moment. On a également recruté un international ivoirien Mohamed Sanogo Vieira qui a marqué le second but du WAC face au KAC, sans oublier les deux jeunes Essaidi et Walid El Karti qui sont venus renforcer les rangs de l’équipe. Nous voulons aller progressivement vers un rajeunissement de l’effectif en incorporant des jeunes. Je pense que c’est important pour l’avenir du club.

Le Cas de Fabrice Ondama a-t-il été réglé ?

Fabrice Ondama a traversé une période difficile où il s’est senti un peu seul. Il avait l’impression qu’il était le mal-aimé de l’effectif alors que ce n’était pas le cas. J’ai eu une longue discussion avec lui et j’ai pu le convaincre qu’il restait l’une des pièces maîtresses de l’effectif et qu’il faut qu’il reprenne confiance en lui. Il a d’ailleurs joué face au KAC. Je suis sûr qu’il sera bientôt au top de son niveau.

Quelle était la situation du Wydad à votre arrivée aux commandes?

En matière d’infrastructures, je trouve que le club s’est beaucoup amélioré par rapport aux années précédentes. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour qu’un entraîneur puisse travailler sereinement. Il y a vraiment un changement radical. En ce qui concerne les joueurs, ils sont un peu frustrés par rapport aux résultats enregistrés la saison dernière. Moi et le staff technique, on a réussi à les motiver.

Est-il vrai que vos relations avec Youssef Fertout se sont détériorées ?

Non pas du tout, c’est juste un petit malentendu qui a été créé par des éléments externes et amplifié par la presse. J’ai toujours entretenu d’excellentes relations avec Youssef Fertout. Nous sommes tous les deux des Wydadis et nous aimons ce club. Mais il arrive que nous ayons des points de vue différents sur certaines situations. Toutefois, nous arrivons toujours à surmonter les problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Le respect mutuel demeure toujours et nous continuons à travailler pour le bien du club. J’ai entièrement confiance en lui. Il n’y a donc pas d’inquiétude à se faire à ce sujet.
Quel est votre avis sur le niveau actuel du championnat national ?


Il faut savoir une chose, le professionnalisme ce n’est pas de l’argent, mais une mentalité. Et bien sûr on ne va pas nous comparer à d’autres nations qui ont beaucoup d’expérience dans ce domaine. Mais il faut garder l’espoir de voir un jour notre championnat jouer les premiers rôles à tous les niveaux.

Quelles sont vos impressions à propos du championnat  de cette saison ?

Ce sera une compétition difficile avec des matchs d’un bon niveau. La lutte sera serrée et il faudra attendre quelques semaines avant d’avoir une idée sur les intentions des clubs.

Quels sont les objectifs fixés avec les dirigeants du club ?

Je suis lié au Wydad pour un an. Notre objectif est de créer un groupe homogène et jeune pour les saisons prochaines. Je tiens à vous dire que c’est un objectif primordial pour moi. Le WAC n’a pas atteint cet objectif depuis plusieurs saisons et je crois que nous devons redorer le blason du club cette saison. a. Nous ne devons pas oublier que l’équipe s’est toujours battue pour être aux premières loges.

Que pouvez-vous nous dire à propos du problème récent lié à des communications de la part de certaines femmes qui vous auraient harcelé?

Franchement, j’ai oublié ce sujet. Pour moi, celles-ci devaient être au service de quelques « hommes ». C’est trop lâche que de chercher à se cacher derrière une femme.

 Concernant l’équipe nationale, comment évaluez-vous sa dernière sortie?

L’équipe nationale est en train de se reconstituer. C’est vrai qu’elle n’est pas qualifiée, mais Rachid Taoussi n’est pas le premier responsable dans ce fiasco. Par contre, il faut épauler tout le groupe et le soutenir et arrêter de critiquer tout et rien. Maintenant, il faut se focaliser sur la Coupe d’Afrique des nations-2015 pour mieux se préparer à cet événement. Je pense que le problème de l’équipe nationale n’est ni celui des joueurs ni des entraîneurs, c’est un problème plus grave, celui de stratégie sportive. Je souhaite bon courage à Rachid Taoussi et j’espère qu’il restera en équipe nationale pour continuer son travail.

Votre message pour les supporters du WAC?

Je demande au public du WAC d’être toujours derrière son équipe, car on a besoin de lui, sachant qu’un vrai public ne boude jamais son club quoi qu’il en soit.

Vous vous êtes qualifiés difficilement aux quarts de finale de la Coupe du Trône face au CAK.

Je suis très satisfait  de la performance des joueurs. Vous savez bien qu’on a joué sur un gazon artificiel. C’était vraiment un match très difficile mais les joueurs ont réussi à dominer leurs adversaires et ont été en mesure de marquer d’autres buts, malgré le bloc défensif  des locaux.

Asmaâ Khnidouf
Mercredi 18 Septembre 2013

Lu 754 fois


1.Posté par Firdaws El Moufarri le 03/01/2014 17:02
DimaWidad Talmout

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs