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Abdelouahed Radi lors du IXème Congrès national de l’USFP : “Nous voulons plus de démocratie, plus de modernité, plus de justice sociale et plus de dignité”




Abdelouahed Radi lors du IXème Congrès national de l’USFP : “Nous voulons plus de démocratie, plus de modernité, plus de justice sociale et plus de dignité”
Voici le texte de
l’allocution prononcée
par Abdelouahed Radi
le 14 décembre 2012 lors de la séance d’ouverture des travaux du IXème Congrès national de l’USFP



“Au nom de la direction de l’USFP
Des congressistes
De toutes les militantes et militants de notre parti et en mon nom personnel

Je vous souhaite la bienvenue à notre 9ème Congrès, et je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation.
Chers congressistes,
Je vous souhaite aussi la bienvenue même si vous êtes chez vous.
Je voudrais vous féliciter pour avoir obtenu la confiance des militants de base pour les représenter au 9 ème Congrès.
C’est un grand honneur pour un militant d’être congressiste.
Mesdames et Messieurs,
Le 9ème Congrès de l’USFP se tient dans des circonstances internationales, régionales, nationales très différentes de celles du 8 ème Congrès.
Depuis le début de 2011, et après les changements révolutionnaires survenus dans différents pays frères et qui ont entraîné la chute de plusieurs dictatures, la région est entrée dans une phase de “transition révolutionnaire”.
Comme vous le savez, tout ce qui se passe dans le monde arabe et musulman, auquel nous appartenons, a des répercutions palpables sur notre pays.
Les événements de la région ont eu un effet bénéfique au Maroc.
Ils ont créé une nouvelle dynamique, en mettant dans l’agenda politique du pays le processus de réforme constitutionnelle et politique.
Ce processus était stoppé et dans l’attente “Le Printemps arabe” a donné un nouveau départ dans le sens du changement des réformes et du progrès dans notre pays.
Notre parti a vécu ces événements en acteur actif, lucide et responsable concernant ce qui s’est passé, dans notre vie nationale.
Notre 9ème Congrès se tient à un momen propice, parce que l’USFP est appelé à apporter des réponses nouvelles, à des questions nouvelles qui se posent à notre pays.
Pour ce qui nous concerne, le Congrès se tient dans une phase historique, la phase des changements, des réformes que connaît le pays depuis 2 décennies. Les réformes n’ont pas commencé seulement en 2012.
Pour nous à l’USFP, nous relions cette phase actuelle à nos luttes de plusieurs dizaines d’années et en particulier à notre 8 ème Congrès, qui en 2008, a appelé, d’une manière claire, à la nécessité d’une profonde réforme constitutionnelle pour arriver à un régime de “Monarchie parlementaire”.
Je rappelle que cette demande remonte à notre 3ème Congrès en 1978.
Nous avons réclamé également au 8ème Congrès “une nouvelle génération de réformes politiques, économique, sociales et culturelles”.
Nous n’avons pas réclamé des réformes pour des réformes, c’est parce que nous voulons plus de démocratie, plus de modernité, plus de justice sociale et plus de dignité.
C’est parce que notre expérience aux gouvernements Youssoufi, Jettou, et Abbas El Fassi, nous a permis de connaître les limites du mode de gouvernement.
Notre expérience nous a permis de connaître les failles de notre mode de gouvernance du pays, de connaître les dysfonctionnements, les blocages, les obstacles à la bonne gouvernance.
Ce sont les mêmes causes que celles qui allaient être à l’origine de “la crise cardiaque”.
Cette expérience nous a convaincus de la nécessité vitale pour le pays de procéder à des réformes constitutionnelles profondes visant:
- La répartition rationnelle, pratique, des pouvoirs.
- Veillez à la séparation nette des pouvoirs.
- à leur équilibre,
- à leur coopération,
- à leur contrôle.
- Veillez à la consolidation des acquis en matière de droits des citoyens et surtout ceux des femmes, des libertés, de garanties et de protection des citoyens.
Toutes ces revendications sont contenues dans la déclaration finale de notre 8ème Congrès de 2008.
Il y a aussi le contenu de la célèbre conférence de si Abderrahmane El Youssoufi à Bruxelles en Belgique.
Les réformes sont nécessaires pour pallier les déficits en matière de démocratie, en matière de bonne gouvernance, en matière de justice sociale, en matière de moralisation de la vie politique et pour lutter contre la politique publique de la rente et des privilèges; (je reviendrai sur le sujet).
Nous avons dans ce cadre adressé après le 8ème Congrès un mémorandum à Sa Majesté le Roi, le 8 mai 2009 exactement.
Nous avons attendu 2011, pour constater les répercussions du “Printemps” et les effets de la marche du 20 février.
La Marche du 20 février et le Mouvement du 20 février comprenaient un grand nombre d’Ittihadis, de la direction et de la base, cela explique la ressemblance des slogans du Mouvement du 20 février et les revendications du 8ème Congrès.
Mesdames et Messieurs,
Nous considérons que le discours historique du 9 mars 2011 de Sa Majesté le Roi comme la réponse directe point par point et dans le même ordre, au contenu de notre mémorandum du 8 mai 2009, ou revendication du Mouvement du 20 février et de tout le peuple marocain.
Nous étions prêts, ce qui nous a permis au moment des consultations officielles, d’enrichir, d’élargir et d’approfondir nos propositions de réformes constitutionnelles et d’obtenir la satisfaction de 97/100 de nos propositions.
Nous avons contribué plus tard au contenu des réformes politiques comme la loi sur les partis et les syndicats, tous les Codes électoraux concernant les élections législatives, communales et celles des Chambres professionnelles.
Mesdames et Messieurs,
Si, les circonstances aidant, nous avons réussi à obtenir les réformes constitutionnelles et politiques, nous n’avons pas pu obtenir les résultats souhaités aux élections du 25 novembre 2011.
Nous avons tiré la leçon de la nouvelle carte politique du pays et décidé de passer à l’opposition.
Contrairement à notre situation aux 6ème et 7ème Congrès où nous étions au gouvernement, aujourd’hui nous sommes à nouveau dans l’opposition.
Tout le monde sait que, quelle que soit la position où nous nous trouvons, notre mission est toujours la même : servir notre peuple et notre pays.
Avant 1998, nous avons servi le pays pendant 38 ans à partir de l’opposition. Pendant 38 ans, l’USFP a combattu l’arbitraire, le despotisme, la répression des libertés, la négation des droits, le « fassad » politique, économique, le trucage des élections, le clientélisme, la politique de la rente et des privilèges. Tout cela était utilisé comme moyen de gouvernement.
L’USFP a lutté pour la démocratie, les libertés individuelles et collectives, les droits de l’Homme, l’égalité entre les citoyens et en particulier entre homme-femme pour la dignité du citoyen et pour la participation des citoyens à la gestion de leurs propres affaires.
Nous avons payé le tribut par un grand nombre de victimes et de martyrs, avec à leur tête notre frère Mehdi Ben Barka. Les Usfpéistes ne regrettent rien et sont prêts aujourd’hui à refaire ce qu’ont fait leurs parents et grands-parents.
De 1998 à 2011, nous avons servi notre pays à partir du gouvernement avec nos alliés de l’époque.
Nous avons réalisé de grandes réformes dans tous les domaines que tout le monde connaît et reconnaît.
Aujourd’hui, nous sommes prêts de nouveau à servir le pays à partir de l’opposition, comme nous l’avons fait pendant presque 40 ans dans le passé.
Comme notre action dans l’opposition avant 1998 a permis au pays de connaître « la 1ère alternance consensuelle » et toutes les réformes fondamentales qui l’ont accompagnée dans les domaines politique, économique, social, culturel, la période de 1998 à 2011 a été couronnée par la réforme constitutionnelle, par les réformes politiques, par l’alternance à partir des urnes.
Notre action actuelle, à partir de l’opposition est constructive comme auparavant.
Avec beaucoup de vigilance, nous allons défendre les acquis de notre peuple.
Nous allons essayer d’enrichir et d’approfondir ces acquis qui ont demandé le prix fort.
Dans l’opposition, nous allons continuer à élever le niveau de conscience politique des citoyens comme dans le passé où nous
avons :
- Elevé le niveau des exigences,
- Créé de nouveaux besoins politiques et économiques,
- Développé un esprit critique,
- Donné la légitimité à la revendication.
Par la socialisation politique moderne,  les peuples avancent dans la modernité et la démocratie.
Des observateurs et des analystes politiques affirment que l’USFP a perdu sa popularité à cause de son passage au gouvernement.
Le parti a été sanctionné par les urnes en 2007 et 2011. Si cela est vrai, cela voudrait dire que l’USFP a été victime de son propre succès en introduisant dans la culture et la pratique politique du pays, le lien entre la responsabilité gouvernementale d’une part et le contrôle et la sanction d’autre part.
Nous avons également créé le lien entre le vote et les intérêts politiques, économiques et sociaux. Ce lien n’existait pas auparavant. C’est donc un grand acquis politique.
Si ce gain pour le pays se fait au détriment  de la popularité de l’USFP, c’est un acquis précieux pour la culture politique et la démocratie dans le pays.
Pour l’USFP, l’intérêt du pays passe avant l’intérêt du parti.
Mesdames et Messieurs,
Le but de notre combat aujourd’hui comme hier est la consolidation de la démocratie et l’accès à la modernité comme le traduit le slogan de notre 9ème Congrès.
Le modernité n’est pas « Zendaka »
La démocratie n’est pas « La pagaille »
Ce sont des valeurs, c’est le produit des efforts de l’humanité depuis des milliers d’années pour que l’homme vive dans la liberté et la dignité.
La modernité, c’est  le respect mutuel, l’ouverture, la tolérance, la liberté de pensée, l’adhésion à des valeurs universelles.  L’homme par la politique façonne son destin. La modernité, ce n’est pas les gadgets et les divertissements.
La démocratie c’est aussi l’acceptation et le respect de l’Autre.
C’est le dialogue, le débat, les négociations, le compromis réciproque.
C’est la prise en compte des avis contraires.
C’est la diversité. C’est l’inclusion et non l’exclusion.
C’est de chercher des accords provisoires.
L’homme vit dans le provisoire
En politique personne ne détient la vérité
Il y a des convictions sincères.
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes un parti d’opposition. Notre rôle constitutionnel est de contrôler et d’apporter une vision critique de l’action du gouvernement.
Le gouvernement actuel bénéficie des dispositions de la nouvelle Constitution qui lui attribue et à son chef, des pouvoirs qu’aucun gouvernement n’a eus depuis l’indépendance pour réformer et satisfaire les besoins et les demandes des citoyens.
Le pays a besoin de réformes.
Réformer c’est légiférer. Or il y a un grand déficit législatif chez le gouvernement.
- Gouverner, c’est prendre des initiatives positives, c’est créer l’événement réel dans les domaines qui répondent aux besoins fondamentaux du peuple.
Après un an, on ne voit pas d’initiatives économiques, culturelles, sociales ou politiques.
-    Gouverner, c’est prévoir ; or on ne connaît pas l’agenda politique du gouvernement.
On ne connaît pas comment va être géré le temps politique à court, moyen et long termes.
Quelles sont les perspectives d’avenir  dans les domaines politique, économique et social ?
A quand les élections communales et professionnelles ?
A quand l’élection de la Chambre des conseillers ? Qu’en est-il de la régionalisation ? Où est le plan législatif de la mise en œuvre de la nouvelle Constitution ? Les lois organiques et les décrets d’application ?
Le gouvernement doit lancer des débats sur des projets,  des débats sur des réformes.
Le climat politique n’est pas sain. On ne communique pas, on polémique.
La charge du discours officiel n’est pas de nature à tranquilliser les citoyens et n’ouvre pas de perspectives d’avenir et de l’espoir. « Un peuple vit de pain, mais aussi de rêves et d’espoir ».
Il y a de l’inquiétude et le risque de blocage de la société.
L’USFP veut éviter tout risque, quel qu’il soit au pays.
C’est pour cela que nous prévenons ceux qui gouvernent aujourd’hui.  Il faut éviter tout ce qui est de nature à déstabiliser le pays, ne pas prendre de décisions sur la base de faux diagnostics, comme le problème de la rente et des privilèges.
Ce n’est pas un problème de la justice ou de moralisation, c’est un problème politique, un mode de gouvernement hérité de la colonisation.
Les autorités du Protectorat l’avaient réglementé, mis en place des procédures et des commissions d’attribution des privilèges avec tous les aspects de la légalité.
L’occupant utilisait la méthode dite de la carotte et du bâton. Le bâton pour les nationalistes et les résistants et la carotte pour les collaborateurs et les services rendus.
Le Maroc post-colonial a maintenu et développé ce mode et ce moyen de gouvernement. Oufkir et ses semblables n’ont pas gouverné que par la répression qui était réservée aux militants pour la démocratie et les droits de l’Homme et pour la dignité, mais ils gouvernaient aussi par l’attribution des privilèges et la rente aux collaborateurs zélés  comme les tortionnaires et les falsificateurs des élections.
C’est pour cela que nous disons que la lutte contre les privilèges et les rentes et toute autre forme de mauvaise gouvernance doit passer par les lois, par la législation. C’est l’abolition des privilèges.
Mesdames et Messieurs,
Notre combat prioritaire dans le passé, dans l’opposition, était d’œuvrer  pour doter le pays d’une Constitution véritablement démocratique.
Aujourd’hui, la nouvelle Constitution est là, moderne et démocratique. Notre combat prioritaire est la mise en œuvre de cette Constitution dans un esprit démocratique, ouvert et transparent.
Nous voulons rendre la crédibilité à l’engagement politique. Nous voulons réconcilier les citoyens avec la politique. La nouvelle Constitution est venue avec une nouvelle philosophie politique, une nouvelle conception de la politique.
Il faut une nouvelle pratique de la politique, une pratique différente de celle d’avant la nouvelle Constitution.
Il faut une nouvelle conception du pouvoir, un pouvoir qui libère l’homme. Il faut un nouveau contenu dans les relations entre les gouvernants et les gouvernés.
Il faut généraliser le nouveau concept de l’autorité à tous les détenteurs de pouvoir. Il faut de nouvelles relations dans la vie politique notamment entre l’opposition d’une part et la majorité d’autre part. Il faut par le discours et l’action, créer le climat et l’ambiance propice à une société solidaire et apaisée.
C’est une nouvelle conception des relations sociales empreinte de respect mutuel et de solidarité qu’il nous faut.
C’est une révolution des mœurs politiques et sociales dont nous avons besoin. La nouvelle Constitution contient de nouvelles garanties en faveur des droits, des libertés, de l’égalité, de la justice, de la protection des individus et des groupes.
Il faut que ces acquis potentiels deviennent des réalités dans la vie de tous les jours. Le pays a un besoin urgent de réformes dont l’essentiel figure dans la nouvelle Constitution.
Retarder la mise en œuvre de la Constitution, c’est retarder les réformes, c’est retarder la pratique démocratique, c’est retarder le changement, le progrès et la modernisation du pays. C’est retarder la réponse aux revendications des couches populaires. C’est aussi retarder l’amélioration des conditions de vie de la population. C’est enfin retarder l’immunité du Maroc contre les défis et les menaces intérieures et extérieures.
Mesdames et Messieurs,
La manière de réformer n’est pas moins importante que le contenu de la réforme dans un pays où l’on respecte la méthodologie démocratique.
La législature de 2011 à 2016 doit être une législature de réformes, de l’élaboration de toutes les lois organiques liées à la nouvelle Constitution.
Les lois organiques sont le prolongement de la Constitution et doivent être confectionnées avec la participation de l’opposition actuelle comme c’était le cas pour l’ancienne opposition à la rédaction de la nouvelle Constitution.
A côté de la mise en œuvre de la Constitution, il y a d’une manière concomitante : La gouvernance du pays, la poursuite du développement, la poursuite de la création des richesses  et leur juste répartition.
Il y a également la poursuite de la recherche de solutions aux problèmes quotidiens vitaux des Marocains que sont l’emploi, la sécurité, la santé, l’habitat, l’éducation et autres. Il y a les dossiers urgents qui attendent : Le dossier du régime des retraites, le dossier de la compensation, le dossier de la réforme fiscale, le dossier de la langue et de la culture amazighe, pour ne parler que des plus importants.
Voilà les sujets sérieux, les problèmes et les dossiers sur lesquels, en tant qu’opposition, nous allons juger les actions, les réalisations, les succès et les échecs du gouvernement.
Nous n’allons pas juger sur les discours, les déclarations ou les promesses des membres du gouvernement.
Mesdames et Messieurs,
La question de notre unité territoriale nécessite une attention et un intérêt particuliers. Elle connaît elle aussi une phase importante. Les négociations non  officielles ont échoué. Les rencontres sont improductives et les discussions hors sujet. Il faut trouver une nouvelle approche, différente de celle suivie par Christopher Ross et ses prédécesseurs.
Nous attirons l’attention des Nations unies  que nous refusons toute révision sur les compétences de la Minurso qui doit rester dans le cadre et les limites tracés au début par le Conseil de sécurité, au processus de négociations.
Il faut rester dans le cadre de la définition du rôle de médiateur de l’ONU pour mettre fin à ce conflit artificiel.
Cette phase nécessite de la diplomatie marocaine une attention et une vigilance particulières sur le plan international, bilatéral et multilatéral et en particulier avec les puissances impliquées dans la recherche d’une solution définitive.
Comme il convient de renforcer le front intérieur par la démocratie et par les réalisations économiques, sociales et culturelles à l’intérieur des provinces du Sud,  surtout en faveur des jeunes et des couches populaires. Il s’agit de construire un Maroc moderne, démocratique, crédible et mieux préparé pour défendre son intégrité territoriale.
Mesdames et Messieurs,
La question palestinienne est pour nous Marocains au même niveau de nos préoccupations que la question de notre intégrité territoriale.
Nous dénonçons les agressions d’Israël contre le peuple palestinien et plus particulièrement les opérations de destruction massive à Gaza.
Au même moment nous félicitons le peuple palestinien à l’occasion de sa grande victoire diplomatique à l’ONU où la Palestine a été reconnue comme un Etat observateur non membre.
Nous restons  solidaires du peuple palestinien jusqu’à la construction de l’Etat indépendant avec comme capitale El Qods Echarif.
Dans le monde arabe, il y a des évènements qui invitent à la joie et d’autres qui attristent. Ce qui réjouit, c’est le succès de l’initiative palestinienne à l’ONU, ce sont aussi les révolutions qui se sont succédé depuis le début de 2011.  Ce qui attriste, c’est le nombre de victimes qui tombent en Syrie.  Nous avons applaudi avec chaleur et sincérité comme nous avons approuvé et soutenu le Printemps arabe.
Pour nous, la révolution a pour objectif la démocratie, les libertés, les droits, l’égalité, la justice et la dignité pour tous.  Ce sont des valeurs universelles auxquelles nous croyons et que nous partageons.
 Le monde entier s’intéresse au Printemps arabe en raison de sa portée universelle.  Pour preuve, l’apparition du phénomène de protestation des Indignés partout dans le monde.
Parce qu’il traduit la soif de liberté, de justice sociale et de dignité parmi les couches populaires déshéritées de toutes les sociétés du monde.
Les vraies révolutions sont celles qui ont une portée universelle, le Printemps arabe en est une, mais il risque d’avorter. Deux années après l’avènement du Printemps arabe, les observateurs ont un sentiment mitigé, un mélange d’espoir et de crainte. Espoir de voir s’installer la démocratie dans l’ensemble du monde arabe et son impact positif sur son voisinage africain et asiatique.
 Crainte de la persistance de la violence et de l’insécurité. Crainte de la division de la sécession et la déstabilisation. Crainte de remplacer une forme de dictature par une autre.
 Les citoyens arabes ne sont pas descendus dans la rue et ne prennent pas les armes pour remplacer une forme de dictature par une autre (le cas de l’Egypte).
Ce qu’ils veulent, c’est un système politique qui rassemble, qui donne à chacun la possibilité et la liberté de participer au dialogue politique pour façonner son destin et participer à la construction de l’avenir de son pays. Au Sud de nos provinces sahariennes, dans la région du Sahel et au Nord du Mali se trouve une zone occupée par des groupes armés qui font des trafics en tout genre prennent des orages, déstabilisent des pays, menacent leur unité territoriale et politique et la paix dans le monde. Il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités avant l’extension du drame.
Nous, nous nous tenons au côté du Mali frère et lui exprimons notre solidarité jusqu’à ce qu’il retrouve son unité.  Si le Maghreb était uni, rien de cela ne serait arrivé, le Maghreb uni serait une zone de paix, de sécurité et de coopération fructueuse pour tous.
Nous à l’USFP, nous sommes des Maghrébins convaincus de cœur  et de raison. Sur le plan international, le monde mis en place après la seconde Guerre mondiale est en train de changer sur les plans économique, financier, politique, civilisationnel et en termes de valeurs.
Cette mutation passe par la crise globale et générale dans un monde globalisé. La question n’est pas d’accepter ou de refuser mais de trouver la manière d’y faire face. Les relations internationales sont en train d’évoluer à la suite du rôle de plus en plus important joué par les pays émergents dans tous les continents et plus particulièrement en Inde et en Chine.
Cette dernière sera la 1ère puissance économique du monde   en 2030,  c’est-à-dire dans 18  ans.  De nouvelles fractures apparaissent avec la montée du racisme, de l’intolérance, de l’islamophobie accompagnée d’actes d’hostilité et de haine  à l’égard des croyances d’autrui.
Nous dénonçons avec la plus grande vigueur les atteintes aux valeurs  sacrées de l’Islam et de toutes les religions. Malgré les crises et les fractures, il y a des raisons d’espérer, la démocratie progresse dans le monde en nombre et en qualité. Les droits de la femme progressent aussi.  La science avance dans tous les domaines. L’enseignement s’élargit dans le monde entier.  La faim et les maladies reculent.  
Mesdames et Messieurs,
Tous les politiques, hommes et femmes, veulent changer le monde en mieux. Ils croient au changement. Ils sont des optimistes. Ils croient en l’homme, lui font confiance. Alors soyons optimistes et ayons confiance. Pour l’avenir de l’humanité et du monde. Pour l’avenir de notre région.  Pour l’avenir du Maroc.  Pour l’avenir de l’USFP.
Merci “         

Libé
Samedi 22 Décembre 2012

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