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Abdelouahed Radi devant le Conseil national de l’USFP : Le gouvernement navigue à vue et sans radar




Abdelouahed Radi devant le Conseil national de l’USFP : Le gouvernement navigue à vue et sans radar
«Le gouvernement navigue à vue ». Cette phrase peut, pour Abdelouahed Radi, le Premier secrétaire de l’USFP, résumer le désarroi du gouvernement  Benkirane après 10 mois de sa constitution. 
Dans le rapport du Bureau politique devant le Conseil national de l’USFP qui s’est tenu, hier, au siège central du parti à Rabat, Radi n’a pas mâché ses mots et a vivement critiqué le bilan du gouvernement.
« Après 10 mois, on constate que le gouvernement se contente de déclarations et de promesses, mais le critère que nous adoptons pour le critiquer, c’est la législation », a-t-il précisé dans son allocution.
Selon Radi, chaque gouvernant doit avoir une vision pour gouverner, ce qui n’est pas le cas pour le gouvernement actuel : « Les Français disent : gouverner c’est prévoir. C’est-à-dire que les gouvernants doivent avoir une vision à moyen et long termes. Mais ce que nous remarquons, c’est qu’on navigue à vue sans radar ».
Plusieurs faits qui attestent le manque de vision voire de visibilité chez le gouvernement. Premièrement, l’équipe gouvernementale ne dispose pas jusqu’à présent d’un plan législatif en ce qui concerne les lois organiques qui sont très importantes pour l’opérationnalisation de la nouvelle Constitution.
Deuxièmement, le gouvernement ne sait pas comment gérer le temps politique : «Il ne sait pas quand auront lieu les élections communales. Pourtant, c’est très important dans la gestion du temps politique. On ne sait pas avec qui on peut aborder ce problème. Le gouvernement ne sait pas non plus  quand on débattra du  projet sur la régionalisation, ou quand auront lieu les élections de la deuxième Chambre ».
Ce manque de vision aura certainement, selon Radi, des répercussions sur les réformes  engagées par le Maroc. Certes une nouvelle Constitution a été adoptée l’an dernier, mais elle restera sans effet si le gouvernement ne fait pas d’effort pour adopter les lois organiques pour la mettre en pratique. « Réformer c’est légiférer,  souligne le Premier secrétaire de l’USFP, la réforme ne se fait pas d’une manière aléatoire, mais par le droit et la législation. Mais ce que nous constatons, c’est qu’il y a une grande inertie dans la législation, ce qui entrave les réformes nécessaires ». Et d’ajouter :  « Durant 10 mois, quelles sont les initiatives économiques, politiques et  sociétales prises par le gouvernement ? Absolument rien. Pis encore, toutes les suggestions de l’opposition achoppent souvent sur le refus total du gouvernement ».
Quelle sera la tâche de l’USFP et des militants devant cette situation que vient de décrire son Premier secrétaire ? 
Pour Radi, le parti est là pour servir le pays et l’Etat comme il l’a toujours fait. Il a expliqué devant « le parlement du parti » que l’USFP a servi le pays quand il était dans l’opposition de 1960 à 1998. Il a  rendu des services quand il a assumé la responsabilité gouvernementale depuis le gouvernement de l’alternance politique en 1998, et maintenant il doit suivre le même chemin et aider le pays à surmonter les obstacles et défendre les acquis réalisés. « L’USFP sert les intérêts du pays, que ce soit dans l’opposition ou au gouvernement ». Et d’ajouter : « On a vu  ce qui s’est  passé dans les pays où l’Etat a servi le parti ». Radi faisait allusion aux révolutions qui ont mis fin au règne de Benali en Tunisie et Moubarak en Egypte et ce qui se passe actuellement en Syrie.
Et dans ce sens-là, Radi met en exergue le travail fait par les Usfpéites lors du  24ème Congrès de l’Internationale socialiste (IS) tenu récemment en Afrique du Sud. Ils ont pu déjouer les manœuvres du Polisario et ceux  qui soutiennent les thèses des séparatistes. L’USFP a pu, également, arracher la présidence de l’Internationale socialiste des femmes en la personne de Wafaa Hajji, et Nezha Chekrouni a rempilé à la vice-présidence de cette instance.
Le parti a, donc, une mission qui  consiste à œuvrer pour l’opérationnalisation de la nouvelle Constitution. Mais la grande tâche qui incombe aux militants et aux congressistes de l’USFP, lors du prochain Congrès qui devrait se dérouler en décembre prochain, c’est de « débloquer la société » marocaine.  Radi estime enfin que le parti dispose de tous les atouts pour réaliser cet objectif.
 
 
 
 
 

Mourad Tabet
Lundi 1 Octobre 2012

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