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Abdelouahed Radi : L'ONU doit conserver sa place au centre de la gouvernance mondiale

Pour le président de l’UIP, les Parlements nationaux doivent s’assurer que les décisions onusiennes sont suivies d'effet à l'échelon national




Abdelouahed Radi : L'ONU  doit conserver sa place au centre de la gouvernance mondiale
Le président de l'Union interparlementaire (UIP), Abdelouahed Radi, a estimé nécessaire, lundi à New York, que l'ONU conserve sa «place au centre» de la gouvernance mondiale.
Face aux nombreux défis et «bouleversements», l'ONU «doit conserver sa place au centre de la gouvernance mondiale», a affirmé M. Radi lors d'une séance de l'Assemblée générale de l'ONU consacrée à l'«interaction entre l'Organisation des Nations unies, les Parlements nationaux et l'Union interparlementaire».
Pour que cela soit possible, a poursuivi M. Radi, les Parlements nationaux doivent, d'une part, «veiller davantage à ce que ce qui est décidé dans cette enceinte soit utile à l'ensemble des citoyens et conforme à leurs vues et à leurs aspirations profondes» et, d'autre part, «s'assurer que ces décisions sont suivies d'effet à l'échelon national», car c'est cela même «l'objet de cette relation» entre les deux organisations (ONU/UIP). 
M. Radi intervenait peu avant l'adoption par consensus par l'Assemblée générale de l'ONU d'une résolution présentée par le Maroc reconnaissant aux Parlements un «rôle important et clair dans les décisions mondiales». 
Cette résolution est la seconde du genre présentée par le Maroc sous la présidence de M. Radi après celle adoptée par consensus en mai 2012, rappelle-t-on.
M. Radi s'est félicité, à cet égard, que la présente résolution ainsi que le rapport du secrétaire général de l'ONU - qui dresse un bilan de la collaboration entre les deux organisations et les Parlements du monde entier ces deux dernières années -, «témoignent de cette relation florissante», et attestent d'une «évolution concrète de nos liens en seulement deux ans, dans pratiquement tous les domaines, mais aussi la nécessité de faire encore bien davantage».
Le président de l'UIP a saisi cette occasion pour donner quelques exemples de ce que «notre action commune peut apporter aux citoyens, en particulier à l'approche de 2015» où un nouveau programme mondial de développement sera adopté. 
«Suivant de près le processus en cours sous l'égide de l'ONU, l'UIP a amené le débat mondial sur ce futur programme dans les enceintes parlementaires», a dit M. Radi à l'adresse des Etats membres, soulignant que ces discussions ont abouti à la nécessité notamment d'«instaurer un modèle de développement centré sur le bien-être de l'humanité et non sur la croissance économique à tous crins». De même, a-t-il dit, l'accent a été mis sur la nécessité «fondamentale de définir un objectif de gouvernance démocratique, qui est non seulement un but du développement durable, mais aussi un facteur de ce développement» ainsi que sur l'importance de se «fixer un objectif global d'égalité des sexes et d'émancipation des femmes». Ces éléments, selon M. Radi, sont «autant de clés pour ouvrir la porte à davantage de perspectives, à des libertés plus grandes et aux droits de l'Homme pour tous». Il s'est, en outre, félicité que des «deux importantes initiatives» prises par l'UIP et contenues dans la résolution, la première d'ordre institutionnel vise la mise en place d'une Commission parlementaire permanente des affaires des Nations unies, qui a vocation, en qualité d'organe central de coordination, à aider l'UIP et ses Parlements membres à intégrer l'agenda de l'ONU.
La seconde initiative, a-t-il dit, consiste en la tenue prochainement à New York, de la 4ème conférence mondiale des présidents des Parlements. Pour M. Radi, dont le mandat de trois ans à la tête de l'UIP arrive à échéance en octobre 2014, cette conférence est une occasion «en or» pour «créer une volonté politique» autour du nouveau programme mondial de développement et plus généralement, pour les membres respectifs (gouvernement et Parlement) de s'associer pour la réalisation des «objectifs communs dans un esprit de partenariat mutuel». L'Union interparlementaire, créée en 1889, est l'organisation internationale des Parlements. Regroupant 164 parlements nationaux, l'UIP est un foyer de la concertation interparlementaire à l'échelle mondiale, et œuvre pour la paix et la coopération entre les peuples et l'affermissement de la démocratie représentative. 

MAP
Mercredi 21 Mai 2014

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