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Abdellah Ferkouss: «En apprenant que j’allais travailler aux côtés de Mohammed Eljem, j’ai immédiatement accepté»




Abdellah Ferkouss: «En apprenant que j’allais travailler aux côtés de Mohammed Eljem, j’ai immédiatement accepté»
Le succès qu’il rencontre ne l’a pas du tout grisé. Bien au contraire, la modestie de ce Marrakchi n’a d’égal que son talent artistique.

Libé : Quoi de nouveau pour cette saison ?

Abdellah Ferkouss : Ce qu’il y a de nouveau, c’est la sitcom «Ma Chaf Ma Ra», actuellement diffusée par Al Oula, avec Mohammed Eljem, Tariq El Boukhari entre autres. Mohammed Eljem campe le rôle de Kamal, un homme aisé, qui a opté pour le célibat afin de se consacrer, en quelque sorte, à sa mère. Mais juste avant de mourir, celle-ci lui recommande de se marier le plus tôt possible. En tout cas dans les quarante jours qui suivent sa mort. Commence alors, pour Kamal, une véritable course contre la montre. Dans sa quête, il aperçoit, un jour, une femme de milieu modeste, et décide de la prendre pour épouse. Il charge alors son frère (incarné par moi-même) de faire les démarches nécessaires. Mais la dame reste plutôt sceptique car, étant d’origine modeste, elle craint fort que cette union avec un homme riche ne fasse pas long feu. Cette sitcom soulève donc le rôle prépondérant de l’appartenance sociale dans les rapports entre humains.

C’est donc votre première expérience, en matière de sitcom.

Oui, tout à fait.  Vous savez, en apprenant que j’allais travailler aux côtés de Mohammed Eljem, j’ai immédiatement accepté. C’est un grand artiste et cette expérience valait bien le détour. Dieu merci, elle a été tout à fait concluante. A présent, je me suis forgé une idée tout à fait claire de la façon de faire, en matière de sitcom. Je n’hésiterai certainement pas à tenter de nouvelles expériences dans l’avenir. Il faut dire que j’étais un peu anxieux au début, parce que c’était une expérience toute nouvelle pour moi. Mais à présent, j’ai acquis un certain savoir-faire. J’espère  pouvoir vivre d’autres expériences, encore plus fructueuses, dans les années qui viennent.

Les spots publicitaires, ce n’est vraiment pas votre truc.

L’un des aspects vraiment négatifs, en matière de publicité, c’est que tu dois signer un contrat pour deux ans. Les téléspectateurs auront donc à te subir pendant deux longues années. Prenons l’exemple de la chanteuse Dounia Batma. Ses spots publicitaires sont diffusés une trentaine de fois par jour (sur Al Oula, 2M et Medi1 TV). Quand bien même le cachet serait colossal, il n’en reste pas moins que cela se répercute de manière négative sur son image. Je pense, pour ma part, que tout artiste doit faire gaffe dans ce domaine. Je ne vous cache pas que j’ai été sollicité par plusieurs agences de publicité. Et à chaque fois, je me suis montré inflexible, sur certains points importants, à savoir la durée du contrat et la fréquence de diffusion des spots, sans oublier l’aspect matériel bien entendu. Quand un comédien fait de la publicité, il y a un risque d’interférence entre son image d’artiste et celle reflétée par les spots publicitaires.  En plus, les scènes de publicité qu’on voit actuellement sur nos écrans sont faites un peu à la hâte, et n’ont donc rien de comparable avec celles d’il y a quelques années. Tenez par exemple, les gens ne sont pas près  d’oublier des scènes publicitaires bien faites, à l’instar du fameux «  Wa nari jabha f rasso » de Touria Jebran, par exemple. Cela dit,  je reste tout à fait persuadé qu’une publicité faite dans les règles de l’art ne peut être que bénéfique pour la carrière de l’artiste.    

Que pensez-vous des séries et des sitcoms marocaines proposées par nos chaînes de télévision?

Eh bien, disons que les artistes marocains trouvent au moins à s’occuper actuellement. Cela est vraiment réjouissant quand tu téléphones à tes amis artistes, et qu’ils te répondent, pour la plupart, qu’ils sont totalement absorbés par leur travail, qui dans un film de Kamal Kamal, qui dans une série de Chafiq Shaimi, qui dans la sitcom « Dima Jirane », etc.  Quant au niveau général, je constate qu’il s’améliore, année après année, que ce soit sur le plan des scénarios, de la performance des acteurs ou des prises de vue.

Mais contrairement à ce que vous dites, beaucoup de téléspectateurs se plaignent de la médiocrité de ces séries télé.

Pour moi, le problème est le suivant : nos téléspectateurs comparent les productions nationales avec ce qui se fait dans d’autres pays, sans tenir compte du fossé qui nous sépare, sur le plan des moyens techniques et financiers. Moi-même quand je regarde la série «Omar Ibn Alkhattab», par exemple, je fais la comparaison entre cette production colossale et ce qui se fait chez nous. Mais il va sans dire que cette comparaison n’a pas lieu d’être. En suivant les performances de certains artistes marocains, comme Mohammed Hassan Eljoundi ou Mustapha Tahtah, qui ont participé à la série «Omar Ibn Alkhattab», il est tout à fait clair que ces acteurs n’ont absolument rien à envier aux autres. Car le véritable problème réside dans les moyens matériels dérisoires et non dans la valeur intrinsèque de nos comédiens.  



Propos recueillis par MEHDI OUASSAT
Lundi 13 Août 2012

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