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Abdelkarim Rahal Essoulami, principal associé à Quick Money : «Je réitère mon soutien aux franchisés de la société»




Abdelkarim Rahal Essoulami, principal associé à Quick Money : «Je réitère mon soutien aux franchisés de la société»
Libé: Où en est cette affaire actuellement? Avez-vous vraiment été convoqué par la BNPJ et dans quel cadre?

Abdelkarim Rahal Essoulami: Pour bien comprendre les tenants et aboutissants de cette affaire, il y a lieu d'apporter quelques précisions. Les plaintes déposées contre Karim Boukaa ont suivi un processus normal qui a duré plus de trois mois incluant l'audition par le SPPJ de tous les protagonistes, y compris les franchisés de la société. Ainsi que le prévoit la loi, les conclusions de l'enquête du SPPJ ont été transmises au Parquet; lequel après audition des parties a, à son tour, transmis le dossier au juge d'instruction. C'est ainsi que la décision d'incarcérer Karim Boukaa a été prise. D’autant que les faits reprochés à Karim Boukaa sont précis, étayés et justifiés par des documents. D'ailleurs la défense de Karim Boukaa a reconnu implicitement les faits qui lui sont reprochés en suggérant un délai de deux semaines pour la restitution des montants détournés. Concernant ma soi-disant convocation par la BNPJ, j'apporte à ce propos mon démenti le plus formel. Je n'ai jamais été convoqué par la BNPJ pour quelque motif que ce soit.

Comment comptez-vous gérer cette crise si toutefois Karim Boukaa refuse d’indemniser ces victimes? Surtout que la valeur de ces biens est très inférieure aux dettes.

Il ne m'appartient pas de répondre en lieu et place de la justice. L'indemnisation des victimes est une question à laquelle seul Karim Boukaa doit répondre devant les tribunaux.

Avez-vous une part de responsabilité dans ce scandale? Les créanciers disent qu'ils ont fait confiance à Boukaa car votre nom figurait au tour de table des associés.

Il est vrai que je me suis engagé dans ce projet. Mon implication a été motivée uniquement par la dimension sociale du projet et des perspectives qu'il ouvrait à un certain nombre de jeunes entrepreneurs. Animé par cette motivation, et bien avant que le scandale n'éclate, et dans le but de permettre à la société de continuer son activité, j'ai injecté près de 15 millions de dirhams et j'ai donné ma caution personnelle à une banque de la place. La vraie question à poser alors est : Que se serait-il passé si je n'avais pas injecté tous ces fonds et donné toutes ces garanties?

On prétend que vous avez refusé récemment l'offre d'un grand investisseur de la place qui a affiché sa volonté d'acquérir vos parts dans cette affaire. Est-ce vrai? Et pour quelle raison avez-vous refusé cette offre sachant que ce projet risque bien de tomber à vau-l’eau?

Je démens formellement avoir reçu une quelconque offre de rachat de mes actions. Certes, un certain nombre d'investisseurs se sont intéressés au projet en tant que tel mais cela n'a jamais dépassé le stade de la manifestation d'intérêt. La seule proposition sérieuse qui avait toutes les chances d'aboutir au mieux des intérêts de la société, de ses franchisés et de ses partenaires était celle faite par un grand institutionnel de la place. Cette solution, dont Karim Boukaa était régulièrement informé, et au sujet de  laquelle il n'a jamais manifesté la moindre opposition a été le résultat d'une étude détaillée et approuvée par le management de cette institution. Malheureusement, Karim Boukaa a délibérément choisi la voie de l'aventurisme quitte à entraîner dans sa mésaventure ses associés, les franchisés, les banques, les fournisseurs, les partenaires, les employés, etc.

Quelle serait, d'après vous, l’issue de cette affaire dont les victimes se comptent par centaines?

Depuis début décembre 2010, Karim Boukaa a mis main basse sur tous les documents comptables de la société.
De ce fait, il est aujourd'hui impossible de se prononcer sur la situation comptable et financière exacte de la société.
En violation d'une décision de justice, Karim Boukaa a procédé début janvier 2011 à la nomination d'un nouveau président du Conseil de surveillance en la personne de Chakib Laghzaoui à qui il appartient aujourd'hui de prendre toutes les mesures nécessaires pour la sauvegarde de l'entreprise et la présentation des comptes aux actionnaires. Je réitère mon soutien aux franchisés de la société afin de trouver une solution honorable. Encore faut-il que Karim Boukaa restitue à la société les sommes qu'il lui doit et qui ont été reconnues par sa défense.

Entretien réalisé par Rida ADDAM
Jeudi 17 Mars 2011

Lu 2172 fois


1.Posté par OTTO le 28/03/2011 16:23
MAL BARRE TOUT CA!

2.Posté par lafa le 10/05/2011 22:22
et si on écoutait la version de boukaa

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