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Abdelhamid Jmahri, lors d’une rencontre commémorative du 36ème anniversaire de l’assassinat d’Omar Benjelloun :“Nous devons assumer notre devoir de clarification”




Abdelhamid Jmahri, lors d’une rencontre commémorative du 36ème anniversaire de l’assassinat d’Omar Benjelloun :“Nous devons assumer notre devoir de clarification”
«Aujourd’hui, il y a une tentative médiatique, politique et partisane de normaliser l’acte criminel et abject perpétré contre Omar Benjelloun. Pire, ces parties tentent de présenter les assassins d’Omar comme  des leaders d’opinion et Benjelloun comme un citoyen lambada et non comme un leader usfpéiste. Il s’agit donc d’une lecture restreinte de l’histoire qui veut couper l’USFP de l’identité idéologique et des racines culturelles qu’il a adoptées en 1975». Les propos d’Abdelhamid Jmahri, membre du Bureau politique de l’USFP, sont on ne peut plus clairs. Celui-ci intervenait lors de rencontre placée sous le thème : « L’USFP et les changements politiques au Maroc », organisée par la section Derb Ghallef-Maârif du parti de la Rose à l’occasion de la commémoration du 36ème anniversaire de l’assassinat d’Omar Benjelloun.
Pour Jmahri, le Maroc vit actuellement des mutations sans précédent qui découlent d’un contexte régional et mondial agité, marqué par la crise  et la protestation sociale et politique. Pourtant, précise l’intervenant, ce contexte n’a pas réussi à impacter négativement la situation au Maroc, du fait que le pays a choisi une solution pacifique pour instaurer des réformes politiques et la démocratie.
Il a expliqué que ce contexte a fait ressortir plusieurs changements qu’il a résumés dans l’élévation du seuil des revendications de la société politique et civile ;   la fin du consensus national entre la monarchie et le Mouvement national qui a débuté en 1996 et s’est poursuivi avec le gouvernement d’alternance et  le retour de ce qu’il appelle « le refoulé religieux » qu’illustre la forte poussée électorale du courant conservateur sous ses diverses colorations politiques et qui a bénéficié de la Vague verte qui a touché plusieurs pays du monde arabe et de la régression des projets progressistes et modernistes.Jmahri a également noté que le manque de confiance entre l’élite politique et les citoyens demeure de mise. Car  malgré le fait que les élections du 25 novembre ont enregistré la participation de 45% du corps électoral, il reste, selon lui, que 55% ont boudé les urnes puisqu’ils sont encore méfiants à l’égard des partis politiques. « Ces citoyens estiment que l’offre politique présentée est en deçà de leurs attentes et que la fossé entre les décisions politiques et électorales persiste encore », a-t-il souligné.
Concernant la position de l’USFP à la lumière de ces mutations, l’intervenant a indiqué que le classement au 5ème rang du parti lors des élections de 25 novembre dernier a été interprété comme étant  une décision populaire à son adresse pour qu’il  change de position sur la scène politique nationale.    
Selon lui, ce changement de position a été imposé vu l’existence des nouveaux acteurs politiques et la nécessité de complémentarité entre  l’identité et la position politique. « Aujourd’hui, il ne suffit plus de prétendre qu’on est socialiste mais il faut prendre les positions qui vont avec cette identité », a-t-il précisé avant d’ajouter que l’USFP a commis une erreur en écartant le volet idéologique et culturel de son combat électoral et en se basant uniquement sur une série de considérations gestionnaires (taux de croissance, SMIG, impôts, emploi…).   
Pour Jmahri, l’USFP est appelé à se poser des questions sur son héritage culturel et doctrinal hérité d’Omar Benjelloun et d’autres intellectuels du parti. Il est temps, selon lui, pour que l’USFP s’interroge sur le cycle doctrinal entamé avec les pionniers du parti et sur l’ouverture sur de nouveaux concepts.
A cet effet, il a mis en relief la nécessité d’un retour vers la pensée et la production intellectuelle. Il trouve inconcevable qu’aucun ouvrage de valeur ou rapport déterminant sur la société marocaine n’ait  été produit depuis les années quatre-vingt-dix. « Nous devons assumer notre devoir de clarification. L’existence de points de convergence avec d’autres partis ne nous habilite pas à renier notre identité », a-t-il conclu.  

Hassan Bentaleb
Samedi 24 Décembre 2011

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1.Posté par A:WAR le 24/12/2011 12:13
on n'a mare d'entendre toujours vos slogans, "projets progressistes et modernistes".C'est à en vomir.réveillez-vous usfpistes et soyez conscients de votre mauvaise conduite dans un pays musulman, qui a un passé florissant de civilisation exeptionnelle, de socialisme et de progres politique et culturel. que voulez-vous, donc avec votre progressisme et votre modernisme, qui sont qu'un "taqlid" de l'occident, qui coupe radikalement avec son passé plein de désastres sociaux et culturaux. Ce "taqlid" vous a guidé vers le "fassad", dont le peuple marocain, musulman qui vousa refusé sa voix et qui vous a renvopyés en cinquième place. Si vous ne changez pas vos "soulouk", personne ne vous reconnaitra plus.

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