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Abdelali Benchekroun: Notre exposition part de notre amour pour le Maroc




Abdelali Benchekroun: Notre exposition part de notre amour pour le Maroc
Enseignant d’économie et gestion des entreprises,
ex chef de cabinet du
ministre de l’Education
nationale et chef de division au ministère de
l’Enseignement secondaire sous le gouvernement
El Youssoufi, acteur
associatif et secrétaire
général de l’Organisation d’action maghrébine,
Abdelali Benchekroun nous propose une nouvelle forme de dialogue artistique,  
à l’occasion de l’exposition intitulée «Les ombres
de Majorelle » qui fait escale à Essaouira depuis
le 18 novembre 2013.
Entretien.


Libé : On s'est habitué à des expositions collectives chaque artiste travaille sur la thématique d'un angle différent. Pour  l’exposition que vous organisez conjointement avec Bertrand Bellon, vous parlez de "dialogue"?

Abdelali Benchekroun: Le projet au départ fut d’organiser une exposition de et pour mon ami Bertrand Bellon à Marrakech ou dans d’autres villes marocaines,  en prolongement de son activité artistique et de ses expositions en Chine, au Pakistan et ailleurs. Pendant ces préparatifs et ce processus, et en méditant sur mes quelques tableaux qui lui ont plu, Bertrand m’a proposé de l’accompagner par mes œuvres dans ses expositions, comme il avait été accompagné par des artistes de Chine ou d’autres pays chez eux, ce que j’ai accepté avec plaisir. Ces expositions partent d’affinités communes, qui sont l’amour de notre pays le Maroc. Je rappelle que Bertrand Bellon est natif de Meknès, il a l’amour des paysages, l’admiration des traditions, le respect du patrimoine et la joie que procurent les couleurs marocaines dans la nature et les objets.
Dans un paravent qu’on a peint chacun une face qu’on va exposer à Dar Souiri à Essaouira, le bleu sur mes portes de Chefchaouen « dialogue » parfaitement avec la face où Bertrand a peint le tajine, la théière avec le bleu des  « Ombres de Majorelle » dont il est amoureux.

Pourquoi  Bertrand Bellon et non pas un autre artiste?

Bertrand Bellon est d’abord un économiste réputé et expert en innovation qui a écrit plusieurs dizaines d’ouvrages. C’était également mon professeur et ami qui m’a encadré pendant les années 80 dans mes études où j’avais réalisé, entre autres, une recherche sur la filière de notre industrie ainsi qu’une approche en termes de groupes économiques, travail qui avait été qualifié de meilleur de l’année et ce, vu son coaching et ses encouragements pour moi.
Notre collaboration a touché également la formation dans le domaine de l’innovation sur la base de l’adaptation audio-visuelle de son ouvrage «Innover ou disparaître» que nous envisagions de transposer au niveau maghrébin. Et là, c’est également une dimension et une conviction commune relativement à la problématique du développement du Maroc en synergie avec son environnement régional.
Donc, après sa retraite universitaire, Bertrand exerce son deuxième métier qui est celui de peintre comme il aime dire. Dans ce cadre, il est naturel que j’assure tout le soutien nécessaire pour faire connaitre au public marocain et ses artistes et intellectuels cet artiste amoureux du Maroc et qui fait sa promotion à l’étranger.  Ces expositions ont donc déjà été un succès au Musée de Marrakech et dans d’autres galeries.

Outre le lien d'amitié avec Bertrand Bellon, qu'est-ce qui a rendu cette expérience possible sur le plan pictural?

Sur un plan artistique et pictural, mon cheminement est totalement différent de celui de Bertrand qui est un grand professionnel, moi étant « peintre autodidacte » qui possède certes certaines potentialités de créativité et de dynamisme, et un désir constant de communiquer également par le pinceau et les couleurs. Je faisais du dessin et de la peinture depuis ma jeunesse rarement en pensant à les exposer
Et en général, dans mes toiles, je m’inspire des scènes du quotidien. J’imprime surtout à mes tableaux la passion qui m’anime envers mon pays et ses soucis, et aussi l’amour du Maroc pour lequel des générations ont sacrifié une partie de leur jeunesse pour que son étoile brille dans le ciel des grandes nations, en gardant le sourire et étant optimisme. Ce que j’exprime à travers les formes et les couleurs tantôt vives tantôt pastel.
Bertrand, lui, a fait et ne cesse de faire des études d’art et de peinture en même temps qu’il les pratique en produisant de belles choses y compris sur les murs de Paris, et peut- être ensemble bientôt à Marrakech. Et la nature au Maroc qui présente des paysages riches et diversifiés, ainsi que la culture et l’ambiance du pays et ses traditions, ses couleurs, tout ça lui offre une possibilité de toujours renouveler ses pratiques de l’art pictural et l’appliquer aux objets et à la nature.

Quels sont les messages que vous essayez de véhiculer à partir de ce " dialogue artistique"?

Bertrand est un artiste qui vend bien l’image du Maroc et de l’amitié égale dans le respect entre la France et le Maroc, à des centaines d’intellectuels et d’artistes dans le monde qui, de ce fait, viennent faire des séjours dans notre pays et fructifient davantage ces échanges culturels et de coopération entre les deux nations et les deux peuples amis loin de toute xénophobie et dans le respect mutuel total. Donc, notre dialogue artistique et son amour pour le Maroc et ses potentialités, l’idée de l’optimisme qui permettra de dépasser les difficultés de notre pays, c’est tout ça les messages que nous vendons à travers notre échange culturel et artistique que plusieurs trouvent édifiant.

Parlez-nous un peu de votre technique?

Après avoir arrêté un thème, je le médite, je prépare ma toile, le bois ou le verre  en somme mon support de tableau,  donc je mets la teinte de fond qui donnera la nuance dominante souvent verte, bleue ou grise.
Je schématise donc mon thème par une ébauche sans insister sur nos détails, pour passer au travail de fond et d’habillage avec les formes à affiner et avec les couleurs.
Parfois il s’agit de peindre des objets qui peuvent être assez beaux et en même temps utiles dans nos maisons et les appartements. C’est le cas par exemple de la peinture sur paravents en bois ou en toile qui deviennent un peu une spécialité que plusieurs aiment et trouvent attrayants.

Quelles sont les perspectives de cette expérience?

En perspective, d’autres paravents en commun dont un en toile déjà en chantier! Beaucoup d’amis communs ont trouvé l’idée tout à fait séduisante! Peut- être aussi des peintures sur les murs comme les fresques « Bleu de Majorelle » à la Rue du Retrait, au 20ème Arrondissement de Paris dont Bertrand a été le promoteur.

Propos recueillis par Abdelali Khallad
Mercredi 20 Novembre 2013

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