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Abbie Chalgoum : Si l’opportunité se présente, j’arrêterai l’enseignement pour me consacrer à ma passion d’acteur




Abbie Chalgoum, enseignant d’économie maroco-néerlandais et passionné d’art marquait, il y a quelques semaines, l’actualité culturelle aux Pays-Bas. Après avoir interprété le rôle de Jésus dans un théâtre à «Limbourg Tegelen», en Hollande, le jeune comédien ne cessait d’être menacé. Il a fini par porter plainte. Aujourd’hui, le jeune comédien de 32 ans, natif  de Marrakech, a accordé un entretien au site marocain d’information «Yabiladi», où il revient  sur ces incidents, et se livre sur sa passion pour le théâtre, ainsi que sur sa relation avec le Maroc. «Beaucoup de Marocains ont apprécié mon rôle.
C’est juste un petit groupe de jeunes qui m’a menacé. Ils ne comprennent pas pourquoi j’incarne Jésus. Pour eux, il est interdit en islam de représenter un prophète», souligne-t-il.
«Tout cela a commencé à la gare de Venlo quand je me rendais à la répétition. Ils ont commencé à me poser des questions. J’ai essayé d’engager la conversation, mais j’ai vite compris que ça ne marcherait pas, parce qu’ils ont commencé à me provoquer et à m’insulter», poursuit l’artiste, avant de préciser que ce jour-là, «ils me disaient qu’ils savaient que je ne vis plus à Venlo, mais qu’ils savent où me trouver à Amsterdam!». «C’est à partir de ce moment que j’ai réellement commencé à avoir peur et c’est ce qui m’a poussé à contacter la police», confie le jeune homme à «Yabiladi».
Concernant la façon de concilier entre sa passion pour le théâtre et son métier de professeur d’économie, Abbie Chalgoum explique que les deux constituent une passion pour lui. «J’aime enseigner et j’aime jouer», dit-il.
«Mais si jamais l’avenir me donne la chance d’obtenir un rôle dans un film télévisé, j’arrêterai l’enseignement pour me consacrer à ma passion d’acteur», ajoute le Maroco-Néerlandais qui dit être très proche de son Maroc natal. «Je suis très proche du Maroc, bien que je vive à l’étranger», précise-t-il.
Et d’ajouter : «Je parle darija et je suis un enfant des rues de Marrakech, qui est en quelque sorte ma seconde maison. Une grande partie de ma famille y réside et chaque année, je visite le Maroc». «Mais il faut dire que je n’y vais pas juste pour voir les miens. J’aime voyager. C’est clair que je commence toujours par Marrakech, avec Jemaâ El-Fna, les souks et leurs senteurs… Après, je mets le cap sur Essaouira. C’est ma seconde ville préférée», conclut ce passionné d’art.

M.O
Mardi 22 Septembre 2015

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