Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

A trois mois des législatives, Merkel semble sans rival

La chancelière, grande favorite des sondages




A trois mois des législatives, Merkel semble sans rival
Au zénith de sa popularité, la chancelière Angela Merkel semble sans rival à trois mois des législatives en Allemagne; pourtant sa réélection n'est pas assurée, estiment des analystes.
A première vue, les jeux semblent faits. D'un côté, la "femme la plus puissante du monde", en quête d'un troisième mandat de quatre ans, qui caracole en tête des sondages. De l'autre, un social-démocrate (SPD) mal aimé et qui peine à incarner les valeurs d'un parti profondément divisé.
Chef du gouvernement, elle occupe naturellement la scène médiatique: aux côtés des victimes d'inondations, en leader international au G8, recevant le président américain Barack Obama à Berlin.
Son adversaire, Peer Steinbrück, s'est seulement illustré il y a peu en versant une larme après que sa femme Gertrud l'a défendu publiquement contre les attaques médiatiques récurrentes.
"Même si elle a toutes les cartes en main, la chancelière sait que les jeux ne sont pas faits", affirme pourtant Lothar Probst, politologue de l'université de Brême.
"La CDU/CSU est quasi-certaine d'arriver en tête, essentiellement grâce à la popularité de Merkel. Mais cela ne veut pas dire qu'elle est assurée de rester chancelière", estime aussi Oskar Niedermayer, chercheur en sciences politiques à l'université libre de Berlin.
Il souligne qu'en Allemagne on vote pour des partis, pas pour des personnalités, à la quasi-proportionnelle.
"D'après les sondages, il suffit d'un mouvement de 2 ou 3 points pour passer d'une victoire de la coalition au pouvoir à une victoire de l'opposition SPD/Verts, ou bien à une situation où aucun des deux blocs n'aurait de majorité, ce qui conduirait probablement à une grande coalition des conservateurs avec les sociaux-démocrates", explique-t-il.
Populaire comme défenseuse acharnée des intérêts de son pays dans la crise de l'euro, "pragmatique et modeste" comme l'aiment les Allemands, selon M. Probst, elle commençait à être critiquée sur le thème de l'isolement de l'Allemagne en Europe.

AFP
Samedi 22 Juin 2013

Lu 143 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs