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A quand la mise en œuvre des lois organiques concernant la société civile ?

Pour plus de participation des catégories vulnérables dans les politiques publiques




A quand la mise en œuvre des lois organiques concernant la société civile ?
Le gouvernement actuel n’a pas l’intention d’écrire la deuxième partie de la Constitution. La lenteur législative relative notamment aux lois organiques, signifie que les dépositaires de cette mission ne veulent ni peuvent traduire l’esprit démocratique de ces lois dans la réalité. Le colloque organisé récemment à Maâmoura, à l’initiative de l’ONG marocaine Alternatives citoyennes (ALCI), a été l’occasion de réclamer, haut et fort, la mise en œuvre des lois organiques afférentes en particulier à la société civile. 
Souad Chentouf est allée dans le même sens. Elle a appelé à ce que la société civile œuvre davantage à associer les catégories sociales exclues des politiques publiques. «Les multiples non-dits de la Constitution de 2011 incitent la société civile à rester vigilante, et à mobiliser ces catégories, pour leur association effective à ces politiques, et par conséquent réduire le fossé entre les classes sociales», souligne cette consultante en développement. 
Pour l’instant, le rôle de la société civile  reste consultatif, alors que la Constitution lui octroie une position plus avancée, en matière d’association dans la prise de décision, signale le chercheur et acteur associatif Karim Cherkaoui. Et d’ajouter: «Les politiques publiques intégrantes doivent particulièrement prendre en considération les besoins des catégories vulnérables, telles que les personnes en situation de handicap ». 
Quant à l’activiste féminine Khadija Rebbah, elle a souligné l’absence de politiques publiques sensibles au genre, en citant l’exemple des différents budgets publics à l’échelle globale ou sectorielle. Face à cette situation marquée par l’absence de toute politique publique intégrante, la coordinatrice du mouvement pour le tiers s’est interrogée sur la possibilité d’intégrer l’approche genre à celle de la fragilité spatiale. 
Le débat a notamment mis l’accent sur l’interprétation démocratique de la Constitution, l’élargissement du champ de la concertation et la nécessité de plaidoyer en faveur du droit d’accès à l’information, moyen incontournable pour accompagner et contrôler les politiques publiques. 
Initiée dans le cadre d’un projet intitulé : «Pour une société plus vigilante», cette rencontre a suscité l’intérêt pour une coordination interassociative portant sur les politiques publiques. Une session de formation autour de la communication communautaire a été la première phase de ce cycle de rapprochement.  

Mustapha Elouizi
Samedi 7 Juin 2014

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