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A propos de la crise de l'université marocaine




Etymologiquement, le mot université signifie, selon Larousse 1995, ensemble d'établissements scolaires relevant de l'enseignement supérieur regroupés dans une circonscription administrative. Cette définition correspond bien à la signification qu'on lui donne au Maroc. Mais la définition  du mot université, au moyen âge, désignait une institution ecclésiastique jouissant de privilèges royaux et chargée de l'enseignement de haut niveau. C'est cette définition qui retient l'esprit car si la première donne la définition actuelle de l'université, la seconde trouve en elle la place qu'occupait et que mérite d'occuper l'université dans toute société voulant faire du savoir le flambeau de son développement. Si cette définition mentionne les privilèges royaux, c'est pour dire que l'université a été l'image et l'assise d'un pouvoir et même de civilisations. Ici au Maroc ne nous vantons pas de l'université Al Quaraouiyine, faisant de notre pays un des premiers pays inscrivant le savoir et sa généralisation comme moyens de rayonnement culturel dans le monde et une façon d'assiéger et honorer le monde islamique de l'époque! L'idée qui me semble intéressante est que l'université a toujours été et est toujours le lieu de développement du savoir et de l'émergence des idées et des progrès humains qui font de nous ce que nous sommes aujourd'hui. C'est au sein de l'université que se sont développées  les langues, les sciences humaines, les sciences juridiques et les sciences exactes allant de la médecine, de la téléphonie jusqu'aux moyens de locomotion et au monde numérique d'aujourd'hui. Ce monde que certains d'entre nous considèrent comme l'ultime défi à relever par le Maroc pour qu'il intègre le monde moderne et développé. Avant de donner mon avis sur ce plongeon dans le vide, je voudrais revenir un peu sur la crise actuelle de l'université marocaine et du système universitaire marocain pour ensuite suggérer quelques défis qui seront à relever et ce en fonction des priorités nationales.
L'université marocaine est jeune à l'instar du Maroc qui est un jeune pays à la fois par sa population et par l'assise d'un système favorisant la scolarisation de la population et réduisant les traces d'un cruel analphabétisme. Alors comme toute jeune institution, l'université marocaine souffre d'une crise identitaire, d'une crise de gouvernance et d'une crise de compétence.
Identité : L'identité pour une université est la place qu'elle veut occuper dans la société ainsi que celle que le pouvoir lui accorde. Dans certains pays, les présidents ou les gouvernants de haut niveau vont dans les universités pour prononcer des discours stratégiques, dans d'autres, lors de visites officielles, on ouvre les portes de l'université aux hôtes (présidents, ministres, etc…) pour qu'ils y prennent contact avec les jeunes du pays et dans d'autres cas, les pouvoirs mettent l'université au cœur des problématiques futures de la nation et de son développement (réflexion sur les moyens de défense, sur le développement durable, sur les énergies renouvelables, sur la corruption et son éradication, sur la peine de mort etc….). On voit par là une certaine identité : moteur de développement et du progrès que beaucoup de nations donnent à l'université. Chez nous, au Maroc, l'université est un lieu d'expérimentation de réformes dictées la plupart du temps, par des impératifs internationaux. Elles sont généralement programmées et mises en place par des technocrates nationaux n'ayant jamais connu le système universitaire ni par son fonctionnement ni par ses potentialités voire des personnalités l'ayant souvent dénigré. Ainsi, depuis 2006, nous avons assisté à l'installation du système LMD et à l'émergence de plusieurs filières de licence, MASTER, de cycles d'ingénieurs destinées à offrir aux jeunes des compétences et des qualifications pour faciliter leur intégration dans le monde économique. Certes cette initiative a le mérite de s'occuper des jeunes diplômés mais elle est mal pensée à l'origine. En effet, ces filières de Master et d'ingénieurs destinées à répondre à un manque cruel, déterminé par des bureaux d'études sérieux mais étrangers au  Maroc, de cadres de hauts niveaux,  capables de répondre aux besoins de sociétés innovantes désirant s'installer au Maroc dans le cadre de l'offshoring. Ce programme dont tout le monde se vante, a en effet ramené plusieurs emplois dans le pays. Mais la crise passant par là, ce système a montré ses limites car certaines sociétés licencient, d'autres hésitent à s'implanter alors que beaucoup de celles déjà installées trouvent que le Maroc est un pays cher et attendent le moment de repartir ailleurs. Ceci montre la limite d'un pari et d'une confiance en l'autre pour nous apporter le développement et une vie meilleure. Je me rappelle ici, d'une interview d'un ancien premier ministre qui parlait à la télévision de la crise des agriculteurs marocains, lorsque les Espagnols empêchaient le passage de nos agrumes en Europe. Il disait que l'Europe nous a demandé de faire des tomates, ensuite la Hollande, la Belgique et l'Espagne s'y sont mis et du coup il ne trouvait pas cette attitude sérieuse ! C'est dire que dans un monde où la concurrence est le seul moyen de survie, il ne faut compter que sur soi, car en temps de crise un ami peut te prêter mais il ne pourra jamais te donner la place des siens. C'est ainsi que l'offshoring et malgré ses bienfaits immédiats ne peut être considéré comme un pilier de développement futur du pays. De plus, ce programme futuriste mise sur des ingénieurs, un système purement francophone et qui n'existe nulle part ailleurs dans les pays anglo-saxons qui dominent le monde par leurs innovations multiples. Le gouvernement marocain mise ici sur une compétence dont la reconnaissance est limitée et qui risque dans un futur proche d'être contestée car l'innovation et la réflexion sont le produit de la recherche scientifique, avec les moyens que cela nécessite, et non la simple application et l'opérativité immédiate. L'université marocaine en établissant et admettant au sein des mêmes institutions, cette concurrence entre filières d'ingénieurs et de Master met le doigt dans une brèche qui ne se fermera pas sans faire mal. En effet, prétendre tout faire, c'est ne rien parfaire, ce qui risque de nuire encore plus à l'image de l'université marocaine. Celle-ci d'ores et déjà considérée comme le dernier choix pour les étudiants. Il faut alors changer tout cela et donner à l'université les moyens d'acquérir sa place dans le Maroc du futur, celui du progrès mais et surtout celui d'un initiateur de stratégies nationales de développement pour le pays et de rayonnement aux alentours. Nos décideurs, nos parlementaires, nos élus, nos entrepreneurs, nos citoyens doivent pouvoir se retourner vers l'université pour toutes leurs problématiques et non déverser nos fonds publics dans la trésorerie de grands groupes, qui ne pensent qu'à dominer le monde et à le façonner à leur manière sans se préoccuper des personnes.
Crise de gouvernance : Depuis la loi 00.1, le président de l'université marocaine, les directeurs des écoles et les doyens des facultés sont désignés suite à un entretien basé sur une présentation de projet de développement devant des commissions spécialisées. Ceci semble être un moyen convenable même s'il n'est pas parfait, de désigner un responsable dans ces établissements pour éviter d'en envoyer un par décision de l'administration centrale du jour au lendemain. Le problème que ce nouveau système de nomination pose, est important. En effet,  l'université est une institution autonome où le président est la plus haute autorité, il doit tracer la stratégie de développement de l'université tant sur les plans de la recherche scientifique que sur le plan de l'innovation pédagogique en accord, bien sûr, avec la stratégie nationale. Il doit, avec les doyens, directeurs d'établissements et les fonctionnaires tracer une ligne directrice que doit emprunter une institution ou doivent emprunter les institutions pour que l'université rayonne sur tous les plans. Le souci est que les chefs d'établissements sont choisis à des dates qui ne coïncident que très rarement avec la désignation du président, en plus personne ne pourra prétendre avoir consulté le projet global pour déposer sa candidature car les projets restent personnels et sont gardés dans le plus grand secret pour servir à d'autres candidatures. Le problème est qu'on se retrouve dans une situation où l'incohérence règne et où on essaye d'harmoniser les positions au jour le jour pour une gouvernance imprégnée d'un conflit d'intérêt entre les établissements et leur hiérarchie. Un seul exemple pour illustrer ce fait : l'attribution des postes qui était envisagée par l'ancienne présidence et qui a été complètement revue (certes pour des intérêts justifiés et par des arguments incontestables) par la nouvelle, mais le souci est qu' elle a coupé un élan d'un ou plusieurs établissements qui se projetaient dans les deux, trois voire cinq années à venir. Je cite ici cet exemple mais d'autres aussi similaires existent un peu partout dans les universités marocaines. Il convient alors à mon sens d'envisager une présidence en cohérence avec les autres gouvernances au sein des établissements universitaires pour une meilleure entente et une gestion concertée, optimisée et mutualisée des moyens. Dans beaucoup d'universités étrangères et modernes, le président a un rôle déterminant qui lui permet, avec ses conseils, de tracer et conduire une politique cohérente et constructive sur tous les plans pour une meilleure gestion. On assistera alors à moins de redondance dans les filières d'enseignements, dans les laboratoires de recherche et dans l'organisation d'une manière générale.
En plus des différences notables et incontestables des projets de développement entre le président et les responsables des établissements, le système LMD a instauré les responsables de filières en plus des chefs de départements. C'est une très bonne chose d'avoir un responsable de filière, mais alors à quoi sert le chef de département dans ce cas-là ? La seule responsabilité qui lui reste est l'organisation des réunions collectives mais et surtout il a gardé ce pouvoir de signature et de responsabilité vis-à-vis de l'administration. On assiste ici à l'ajout d'une couche dans la hiérarchie rendant la gestion plus lourde qu'elle ne l'était. On organise alors des réunions entre chef d'établissement et chefs de départements et d'autres entre chefs d'établissements et responsables de filières et une autre catégorie les regroupant tous. Ajoutons à cela les diverses commissions instituées par la loi 00.1, telles que la commission pédagogique, du budget etc… Si ces commissions sont là pour faire bonne figure dans la gouvernance, elles n'en restent pas moins inefficaces et ralentissent le système. Par exemple, le cas du cinquième module par semestre. Il s'agit d'étudiants, qui pour une raison quelconque n'ont pas validé un module ou deux mais qui ont validé tous les autres. Dans certains établissements, on les autorise à s'inscrire dans un cinquième module (par semestre) alors que dans d'autres la commission pédagogique ne les y autorise pas, sous prétexte de la loi, de manque de consensus entre ses membres, etc… Ce cas précis met hors jeu les responsables de filières et les enseignants eux même. Car il ne faut jamais perdre de vue que nous faisons partie d'équipes pédagogiques dont la préoccupation principale est de réunir les conditions (sans laxisme et sans brader le niveau) pour que les étudiants réussissent leur projet et pour qu'ils puissent intégrer le plus tôt possible le monde du travail et le train de la vie et ainsi participer au développement de la nation. Dans le cas où on leur refuse de s'inscrire dans le cinquième module, on leur impose une année à ne rien faire, et un retard très coûteux. Il faut juste se rappeler qu'une année universitaire leur coûte de leur vie, coûte à leurs parents de l'argent mais et surtout vaut à l'Etat une mobilisation de moyens conséquents. La gestion de l'échec et son éradication reste du sort des équipes pédagogiques dans chaque filière, dans chaque département et ne peut être dictée par une commission qui pourra changer du jour au lendemain changeant avec elle les règles du jeu et on n'aura que pénalisé voire privé certains de nos étudiants de cette chance de réussite et on leur aura imposé le dictat de l'échec. D'autres exemples existent, mais avec celui-là, il me semble clair que notre gouvernance souffre d'un manque de cohérence, de clairvoyance et de projets pédagogiques ambitieux.
Crise de moyens humains et financiers
Sur ce volet, je ne voudrais pas parler du quantitatif car le nombre d'enseignants chercheurs peut être facilement augmenté et je voudrais me consacrer au manque cruel dans certaines spécialités et le 'va tout faire' qui en résulte. Je voudrais aussi parler du personnel administratif incluant le secrétariat, les techniciens spécialisés de laboratoires, les bibliothécaires etc….
Je commencerais par ce dernier point car on assiste à une délégation effrayante des tâches administratives aux enseignants chercheurs y compris les responsables et leurs adjoints. En effet l'avènement de l'informatique montre que certaines tâches peuvent être gérées ou effectuées par les enseignants chercheurs et cela va du secrétariat (cours, TD, TP) à la recherche de stages (téléphoner, répondre au téléphone, prise de rendez vous etc..). On peut facilement comprendre que ponctuellement, cela rend service mais nous ne pouvons nier que, quotidiennement,  cela constitue un volume horaire important, qui au lieu d'être consacré au travail pédagogique et aux laboratoires de recherche, est consacré à des tâches administratives non productives fatigantes et même déconcertantes. Ce fardeau administratif pousse certains des collègues à s'éloigner de la gestion des filières ou celle des départements et d'une manière générale de toute tâche collective. Ces tâches se font au détriment de celles qui utiliseraient les compétences à bon escient : réorganisation et réactualisation des cours, travaux de recherches etc… ce pourquoi nous sommes formés et habilités. A ce niveau là, la solution est connue et il faut faire un recrutement massif de personnel administratif pour assister les enseignants dans la recherche de l'innovation pédagogique et la mise en place des conditions de l'excellence et de la persévérance. Un autre exemple concerne les techniciens de laboratoires. Ce poste est normalement important et décisif dans le bon déroulement des travaux pratiques sans quoi une formation  perd son âme et sa valeur sur le marché de l'emploi. On devrait disposer de techniciens capables non seulement de préparer les TP mais aussi de résoudre des petits problèmes et accompagner les étudiants dans le développement de leurs projets. Ils doivent gérer les stocks de composants, de matières premières, de matériel, inventorier tout et être capables de réagir aussi vite que possible, comme le dicte une situation donnée. Là aussi, un recrutement de gens spécialisés amènerait de la compétence et une brique au mur de l'excellence.
Revenons maintenant aux premiers personnels concernés, les enseignants chercheurs. L'avènement du système LMD a constitué l'occasion de l'innovation pédagogique et le moment de la création de plusieurs filières aussi innovantes et ambitieuses les unes que les autres. Le problème est que dans certains cas, le manque de moyens humains et de moyens matériels se font sentir et la débrouillardise s'installe : on enseigne ce qu'on sait faire, pas ce qu'on doit faire. On enlève certains éléments de modules et on en crée d'autres ; le volume horaire peut être réduit dans certains cas, ou augmenté dans d'autres au gré et au bon vouloir de collègues, etc…Si les vacataires existent, encore faut-il les payer en temps et en heures pour qu'ils acceptent de revenir les fois d'après.
Ce manque de compétences n'est pas général, mais peut être abordé au moins partiellement par la formation continue des enseignants chercheurs mais aussi par une réorganisation de leur temps de travail. En effet, en plus des tâches administratives, les enseignants chercheurs marocains travaillent énormément plus par rapport à leurs collègues dans d'autres pays. Imaginons juste une seconde que enseigner 10 heures par semaine de cours magistraux (ce qui aux yeux de certains semble très peu) nécessite plus de 80h de préparation et regardons ce qui reste à ce professeur comme temps pour innover, chercher mais aussi s'épanouir dans sa vie et contribuer aux progrès du pays. C'est de l'utopie de croire à pareilles choses !! En effet, en France par exemple, un professeur de l'enseignement supérieur effectue un service de 192 heures TD. C'est-à-dire presque moitié moins que son équivalent au Maroc !!. D'accord, on participe à un effort national mais pas au détriment des jeunes nationaux car l'avenir de notre pays et notre nation, ce sont nos jeunes.
Un autre volet que je n'ai pas abordé encore est le manque de moyens financiers et là je dirais plus exactement la mauvaise gestion des moyens financiers. En effet, la plupart de nos achats se font dans une procédure de marchés publics dominés par des entreprises qui maîtrisent le secteur et qui finissent, par la loi de marchés, par nous fournir ce qu'il veulent ou ce qu'ils peuvent du matériel commandé alors que les besoins évoluent d'année en année et les performances évoluent continuellement, nous avons besoin d'acheter directement et partie par partie sans ce regroupement qui handicape sérieusement nos formations. Le prix se trouve triplé et les commandes pâtissent des procédures administratives et on reçoit le matériel destiné pour une nouvelle formation après la sortie de la première promotion si ce n'est la deuxième !!! Il faut trouver une autre procédure pour moins regrouper les achats et utiliser les possibilités qui existent au niveau de la douane pour acquérir du matériel destiné à l'enseignement et à la recherche.
Un autre problème est le déplacement des enseignants chercheurs qui n'est pas pris en compte et on impose à cet enseignant d'aller prendre des contacts, trouver des stages et de se déplacer avec les étudiants sans lui payer ses déplacements, sous plusieurs prétextes, alors que ces heures sont parfois prévues dans les budgets et servent à d'autres fin telles que le primes pour certains administratifs ou d'autres dépenses
4) Défis à relever
Avant de clore cet article je voudrais aborder au moins partiellement les défis à relever par l'université marocaine et par le pays tout entier. Si certains considèrent que le programme Maroc numérique est une priorité, personnellement je dirais que la maîtrise du numérique est le défi à relever. Car l'exemple typique des téléphones 'Blackberry' fabriqués au Canada et récemment bloqués dans les pays du Moyen-Orient est l'exemple type de l'adoption du numérique sans le maîtriser ! Il faut savoir que le Maroc ne doit pas être simplement un consommateur des progrès mondiaux mais doit aussi être acteur de ces progrès en innovant au quotidien mais en partant de besoins nationaux pour ensuite pouvoir proposer à d'autres nos réussites et nos succès. Regardons simplement combien d'ordinateurs nous avons achetés depuis l'avènement de l'informatique de masse, combien cela nous a coûté? Combien cela nous coûtera-t-il encore? Pour nous rendre compte de notre dépendance vis-à-vis d'entreprises mondiales dominantes.
Comment peut-on alors relever le défi du numérique alors même que nous avons du mal à remplir nos bibliothèques de livres, de revues scientifiques modernes et essentielles? Il faut penser tout cela autrement et voir que nous sommes aussi handicapés par notre faible niveau en langues. En effet si l'arabisation a permis à nos jeunes de mieux comprendre certaines notions, le français nous enferme sans perspectives car la langue actuelle du développement est l'anglais. Toutes les nouveautés scientifiques sont publiées en anglais. Alors pourquoi s'enfermer dans un système francophone au risque d'hypothéquer l'avenir de nos jeunes ?
Le principal défi  à relever par l'université marocaine est le défi de la langue des sciences et le lancement d'un programme national de traduction des œuvres scientifiques et littéraires de tout bord. En effet, nos facultés de lettres débordent de compétences humaines capables d'accompagner ce programme et de l'exporter à d'autres. Elles s'inscriront ainsi dans une mutualisation des efforts pour un progrès durable. Quant aux établissements scientifiques, au lieu d'enseigner en français inutilement, il faut ou continuer en arabe, en nous servant des œuvres traduites ou alors adopter la seule langue universelle des progrès, l'anglais. Nous serons donc au même pied d'égalité avec nos collègues étrangers et nous pourrions alors réfléchir dans la même langue et en même temps que tous les autres dans les divers pays du monde.
En conclusion, pour aller de l'avant dans notre pays, il faut une université capable de se positionner comme moteur de  développement en faisant de l'avenir du pays et de la nation sa raison d'être et laissant les communicateurs allant vers elle pour s'informer au lieu de les payer pour faire état de son existence de temps à autre.

Par A. AHAITOUF, Professeur de l'enseignement supérieur, ens
Jeudi 9 Septembre 2010

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1.Posté par ES-SBAI NAJIA le 10/09/2010 19:09
Merci Ali pour cet article que je trouve très bien. Je pense que tu as le mérite de relever presque tous les points essentiels touchant l'université marocaine et je souhaite que tous les responsables- ainsi que nous enseignants-essaient de faire le nécessaire pour aller de l'avant et faire de l'université un lieu du savoir, du savoir faire et du savoir être. Sans aucun doute, chacun de nous aimerait voir briller au plus haut notre flamme du savoir et voir notre cher pays, le MAROC, siéger parmi les pays développés.

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