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A mi-parcours de la campagne référendaire : La HACA mesure le respect du pluralisme dans l’audiovisuel




A mi-parcours de la campagne référendaire, le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle a plutôt des raisons d’afficher sa satisfaction dans l’expression des différents courants de pensée et d’opinion dans les médias audiovisuels publics et privés. Le pluralisme cathodique et radiophonique va bien et le président Ghazali a tenu à le faire savoir ce mercredi 29 juin lors d’un point de presse donné à la HACA. Le  directeur général de la communication audiovisuelle, Nawfel Reghaye, confirme, film institutionnel, graphes et fromages à l’appui.
Des pourcentages  valent  le détour. A mi-parcours de la campagne référendaire,  les partis de la majorité se sont exprimés dans les médias audiovisuels publics et privés (hors capsules) dans 58% des émissions de débats, d’échange et de libre antenne. Ceux de l’opposition ont occupé 40% de ces programmes alors que les partis non représentés au Parlement ont eu accès à ces émissions TV et radio à hauteur de 8%. « On n’est jamais parvenu à une telle situation d’équilibre de la loi 46-06. Un équilibre qui s’est naturellement répercuté sur les sujets de débats qui sont, pour la circonstance, forts », explique le DG de la HACA.
L’institution dédiée à la régulation audiovisuelle est confrontée à son premier référendum. Si le fondement de l’expression du  pluralisme balise l’action de la HACA depuis sa naissance, il a fallu par contre presque tout « inventer » pour donner un sens à ces expressions plurielles en temps référendaires. Comptabiliser les passages des uns et des autres, des partis aux syndicats en passant par la société civile, les institutionnels et autres experts, mais aussi et surtout faire en sorte que le débat soit libre et fasse place de manière équilibrée à toutes les voix. Depuis le 17 juin, ceux et celles de la Haute Autorité se sont mobilisés pour suivre, heure par heure, minute par minute, l’accès des différents courants de pensée et d’opinion. « Même des CDD ont été appelés en renfort pour assurer, avec le personnel permanent, le suivi, l’analyse et les alertes et ce, au jour le jour », affirme Ahmed Ghazali, le président de la HACA.
5 jours de campagne référendaire ont ainsi été scrutés et décortiqués par les gendarmes du temple audiovisuel. C’est ainsi qu’entre le discours Royal du 17 et le 25 juin à minuit, télévisions et radios publiques et privées ont diffusé 1392 programmes dont 844 journaux et 548 magazines et émissions spéciales.
Il faut aussi savoir que le volume horaire global des interventions, tous supports et tous types de programmes confondus, s’est élevé à un peu moins de 121 heures. Et pour les adeptes du détail, l’on ajoutera que les 4 télévisions de la place dont principalement Al Oula, 2M et Médi 1 TV ont diffusé 7 heures de débat, par jour, relatif au projet de réforme de la Constitution. Les  9 radios privées ont pour leur part consacré 8 heures de débat par jour à ce même sujet. Soit en moyenne 45mn d’émissions sur la réforme constitutionnelle pour les opérateurs privés, loin devant les chaînes de radio nationales qui programment tous les jours une moyenne de 2 heures de débat « spécial référendum ».

Les partis au cœur de la campagne


Les partis politiques sont au cœur de la campagne référendaire. Ils ont jusque-là occupé 58% du temps d’antenne référendaire face aux syndicats qui ont totalisé  10% des passages. Avec ses 26%,  la société civile est, elle, bel et bien présente  (y compris le Mouvement du 20 février) dans les médias audiovisuels pour battre la campagne. La réhabilitation du politique serait-elle en train de prendre forme ? Les Sages se gardent bien de faire le moindre commentaire.
Rien n’échappe à l’œil vigilant de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle –un modèle marocain qui s’exporte désormais, les informaticiens de la HACA sont actuellement en Belgique qui vient d’acquérir le logiciel du CSCA. Toutes les capsules des partis et syndicats diffusées par les médias audiovisuels publics et privés donnent deux consignes bien précises : soit le « oui » au projet de Constitution,  soit le boycott du référendum du 1er juillet. Ce qui signifie bien que le « non » n’a pas été une consigne de vote donnée par les partis et syndicats dont certains donc ont préféré appeler au boycott.
Du débat, du débat et encore du débat libre. C’est le message qu’a voulu transmettre ce mercredi 29 juin le staff dirigeant du CSCA. Du boycott à « la Constitution mahkzénienne octroyée» à la « monarchie parlementaire ici et maintenant », les acteurs les plus « politiquement incorrects » se sont exprimés librement à la télévision et la radio. Et pour les gardiens du paysage audiovisuel marocain, ceci est bien un gage de pluralisme. CQFD.

Narjis Rerhaye
Jeudi 30 Juin 2011

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