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A mi-chemin de la première saison supposée pro du football national : Un pré-bilan au goût amer




A mi-chemin de la première saison supposée pro du football national : Un pré-bilan au goût amer
Non ! Rien de nouveau sous le soleil et les crampons à signaler sur nos gazons miteux. A mi-chemin, la première saison de la mise en œuvre du championnat marocain de football professionnel en Elite 1 ou première division, ressemble à un parfait fiasco. On sent le mal profond qui rongeait de manière générale le football si persistant et plus particulièrement dans sa gestion, que l'opinion en est devenue traumatisée d’où l’absence manifeste d’intérêt envers le jeu-roi. Ce dernier n’arrive pas à se défaire des vieilles habitudes ancrées autant dans la godasse que dans le heading. Il n’attire plus, à l’exception peut-être du derby et encore, le remplissage du stade trouve ses raisons ailleurs que dans le jeu proprement dit. Ajoutons à cela la gestion désastreuse en catimini de ceux qui président aux destinées du football marocain, qui manifestement se sont montrés incapables de prendre acte de la réalité du terrain. Plus même, les responsables en brillent par leur absence même quand il s’agit du club dont ils ont la gérance et aussi performant soit-il. Sous d’autres cieux, l’absence du président du club au stade choque, « ici-bled » ; elle n’étonne plus sauf, peut-être, dès lors qu’il s’agit des clubs casablancais. Petit football donc pour grandes ambitions avec l’espoir que la baraka fera le reste. L’administratif ne suit pas, pis, il tacle dangereusement les pieds levés. Comment expliquer une programmation calamiteuse avec une trêve d’un mois et demi alors que la plupart des clubs viennent à peine de se trouver un rythme ? Dans notre football, des joueurs pros menacent de ne pas jouer parce que pas payés depuis des mois. Dans ce football encore à l’âge de la pierre et où il y a peu de visibilité, on ne peut que déplorer le « je-m’en-foutisme » qui gagne les têtes biens faites de la "fédé" beaucoup plus obnibulées par les résultats de l’équipe à Gerets qu’à ceux de Sellami. D’ailleurs, s’il est une image qui en reflète au mieux l’illustration, c’est bien la force tranquille d’un leader intouchable  jouant à domicile, réaliste, à gagner, devant une vingtaine de spectateurs dans un complexe pouvant en contenir plus de 60.000, sur un gazon jauni et des gradins dégarnis de sièges parce que saccagés et non remis en état et si peu harmonieux. D’un autre côté, quand on voit comment est traitée la légalité de la chose par  l’instance de tutelle, on se dit que par ces liens loin d’être fantasmatiques et qui font relativiser toutes les bonnes nouvelles, tous les ingrédients sont réunis pour une bien belle implosion. Sinon et pour clore d’une parfaite antithèse, la période du Néandertal tant que les pierres pleuvront  encore sur nos stades, a de beaux jours dans le plus beau pays du monde.

Mohamed Jaouad Kanabi
Mardi 10 Janvier 2012

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