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A la veille du procès de l’affaire Argana : La DGSN objet de menaces terroristes




A la veille du procès de l’affaire Argana : La DGSN objet de menaces terroristes
Nouveau rebondissement dans l’affaire Argana dont le procès commence demain à la Cour d’appel de Salé. Une source concordante nous a affirmé que les services de sécurité auraient reçu lundi soir une menace écrite en vue de commettre des attentats si Adil El Atmani et ses présumés complices n’étaient pas  relaxés. La lettre, précise notre source, aurait été adressée à différents services de la DGSN. Ce qui a provoqué l’alerte générale de tous les services concernés à travers le territoire national. Et d’ajouter que des mesures de sécurité ont été prises dans d’autres pays européens ayant été la cible privilégiée de ce réseau terroriste dont le nom n’est pas encore divulgué par le juge chargé de cette affaire. Des rumeurs à Safi parlent de l’arrestation, pour la seconde fois, de l’un des accusés relâchés récemment par le juge Serhane pour manque de preuve. Et ce suite à la réception de ladite lettre de menace. D’après notre source, la lettre porterait bien le sceau de la poste de Safi. D’où les soupçons des enquêteurs qui n’auraient pas tardé à mettre la main sur cet accusé qualifié auparavant par la presse nationale comme étant le cerveau de ce réseau. Mais le juge Serhane l’a libéré. Une liberté qui n’aurait duré que quelques jours durant lesquels le mis  en cause avait accusé un quotidien national de diffamation. Et ce, lors des différentes conférences de presse qu’il a tenues.
Au moment où nous mettions sous presse, aucune déclaration officielle ne confirme ces événements qui, semble-t-il, ont provoqué l’alerte générale à l’échelle nationale. Une chose est sûre : plusieurs barrages ont été dressés dans les entrées et sorties des grandes villes et dans des lieux sensibles. Ce n’est, d’ailleurs, pas la première fois que l’on parle de lettre de menace dans le cadre de cette affaire. La lettre retrouvée dans le disque dur du PC portable d’Adil El Atmani et qu’il comptait adresser aux autorités françaises témoigne d’une grande haine contre ce pays. En effet, les derniers éléments de l’enquête diligentée par la police scientifique avaient révélé que le terroriste appartenait effectivement à un réseau qui préparait des attentats même en France. Le texte de la lettre était claire dans ce sens : «Mon message à la France infidèle : je t’accorde un ultimatum de vingt jours à compter de la date de la grande bataille (Ghazwa) de  Marrakech pour retirer tes troupes de toutes les bases installées dans le monde arabe et de tous les fronts ouverts contre ce que vous appelez, de manière injuste et illégale, le terrorisme dans l’objectif d’assassiner des croyants.
Ce que vous qualifiez comme tel n’est qu’une réaction légitime contre tous les abus que vous commettez chez nous : tueries, pillages des biens et viols. Je t’adresse  cet ultimatum pour retirer tes forces sinon tu es prévenue. Parce que nous ciblerons tes citoyens, tes institutions et tes intérêts économiques là où ils sont à travers le pays. En cas de non-retrait de tes troupes, et si Dieu le veut, nous nous attaquerons à des cibles au cœur de la France, chose dont nous sommes capables…».Retrouvée codée dans le disque dur de l’ordinateur, cette lettre revendique la liberté du port de la burka et du voile par les musulmanes de France. Et de préciser : «Nous brûlerons vos enfants là où ils sont, au Maroc et en France… et cela est valable pour tous les infidèles».
Si l’actuelle lettre de menace s’avère réelle, les autorités compétentes doivent bien avoir du pain sur la planche. Un grand boulot les attend car la nébuleuse locale n’a pas lâché prise. Elle serait plus violente si la justice décidait de condamner ses six membres inculpés dans l’affaire Argana à de lourdes peines.
Rappelons qu’Adil El Atmani, présumé auteur principal de l’attentat qui a visé le café Argana, à Marrakech, et cinq autres suspects, sont accusés de «constitution de bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes». Les six, dont le septième a été relaxé puis arrêté cette semaine, seront jugés en vertu de la loi antiterroriste adoptée par le Maroc en 2004 après les attentats du 16 mai 2003. Ils seront également poursuivis pour avoir «porté gravement atteinte à l’ordre public, assassinat avec préméditation et guet-apens, détention et fabrication d’explosifs et appartenance à un groupe religieux interdit». 

R.A
Mercredi 29 Juin 2011

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