Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

A la nouvelle galerie Casablancaise LOFT : Grand hommage à Chaïbia Tallal




A la nouvelle  galerie Casablancaise  LOFT  : Grand hommage à Chaïbia Tallal
La  nouvelle galerie d’art Loft,  situé dans le quartier du triangle d'or à Casablanca, organise  une exposition commémorative en  hommage  à la célèbre peintre Chaïbia du 12 mai au 13 juin 2009. Durant un mois, Casablanca  se mettra aux couleurs de cette pionnière de la peinture au féminin, avec cette  manifestation, première du genre au Maroc,  qui reprendra non seulement ses œuvres inédites mais également les affiches rétrospectives  et les articles qui ont   valorisé  le talent inné de cette artiste hors du commun, qui  a laissé une empreinte indélébile dans le paysage artistique national et mondial.
Réputée pour son franc-parler et son art onirique, Chaïbia  a révolutionné le monde de l’art en général et celui de l’art marocain en particulier, en introduisant une nouvelle conception de la peinture moderne. Elle est  cataloguée parmi les précurseurs de Cobra, mouvement moderne né en Europe en 1945,  dont les ténors étaient Appel, Corneille et Constant.
Après des hommages posthumes en Grande-Bretagne et en France, Chaïbia revit le temps d’une exposition, la première qui lui est entièrement consacrée  par le ministère de la Culture depuis son décès en avril 2004. Ainsi,  la galerie Loft a pris l’initiative de porter tout naturellement son choix, pour sa  première exposition, sur  cette artiste singulière: « L’artiste Chaïbia a influencé des générations d’artistes peintres ou d’amoureux de l’art. Elle a milité pour la bonne cause de la femme, sa liberté et sa dignité. A travers ses œuvres, elle  a bousculé les esprits et révolutionné le monde artistique  moderne avec sa façon de peindre. Cet événement artistique,  dédié à la mémoire de Chaïbia,  est  soutenu par le cabinet de conseil en développement durable Résilence en tant que sponsor officiel.   Pour cet  organisme citoyen, le soutien accordé à   cette initiative est un honneur, car elle donnera lieu à la création de la Fondation Chaïbia. En effet, le cabinet considère que l'oeuvre de cette grande artiste  en tant que pilier du patrimoine culturel marocain, se devait d’être inscrite dans la pérennité», confient à Libé Myriem et Yasmine Berrada, responsables de ladite galerie.
Le vernissage  de cette exposition-hommage sera agrémenté par la présentation d’un livre inédit des poèmes de Chaïbia illustré par le grand maître verrier Michel Barbault  qui a collaboré avec Matisse, Rouault, Braque, Fernand Léger.
 Il  s’avère très important de  souligner qu’un tableau de  Chaïbia  a été exposé  à côté de celui de  Le Corbusier (grand architecte, urbaniste, designer, peintre et écrivain de renom. En 1918, il a  fondé le purisme, critique du cubisme et retour au dessin rigoureux de l'objet. Chef de file du mouvement moderne, il  a laissé à la postérité de nombreux écrits.), et ce à la Maison de la Culture à Berlin en 2008 : « Le site de l'organisation de la seconde exposition est une série de contrastes relatifs à l'effet rhétorique à travers les expositions. Il y a l'étendue des données rhétoriques ainsi que le désordre aperçu dans la photographie documentaire. Le discours académique contemporain informel de la caméra aussi bien que  le discours du film à caractère de propagande de l'époque. Le plus flagrant aspect de ces contradictions est apparemment les deux tableaux exposés .a/ Le  Corbusier, b/ la peinture de l'artiste marocaine Chaïbia.
Le contraste est frappant : Le Corbusier exposant  l'oppresseur colonial masculin, il peint une femme au buste nu  qui représente les rêves orientalistes. En second plan, Chaïbia, une artiste autodidacte marocaine qui a grandi dans les banlieues de Casablanca ; elle a été prise en charge par les conservateurs des Musés français, où elle avait un lien avec le groupe Cobra. Elle montre une femme enveloppée d'un drap blanc. Cependant, son travail prendra sa source du mythe par lequel Le Corbusier s'inspire. Particulièrement, l’Afrique du Nord, l’espace de sensibilité matissienne», indique le texte  de présentation de cette exposition.

ABDELLAH CHEIKH
Mercredi 6 Mai 2009

Lu 1548 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs