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A Pékin, des brigades antipollution débordées par leur tâche




A Pékin, des brigades antipollution débordées par leur tâche
Les inspecteurs des services de protection de l’environnement de Pékin peinent à faire face à l’ampleur de la tâche au moment où la ville cherche à imposer de nouvelles directives, plus strictes, aux milliers d’entreprises polluantes.
La capitale chinoise est en première ligne dans la “guerre à la pollution” décrétée en mars par le Premier ministre, Li Keqiang, et 652 usines ont été sanctionnées pour infractions aux règles de protection de l’environnement à Pékin au cours des quatre premiers mois de l’année.
Les efforts menés à Pékin traduisent de l’engagement pris par le gouvernement central chinois de lutter contre les dégâts infligés à l’environnement par des décennies de croissance débridée. La concentration de particules fines dans l’atmosphère de la capitale est de 156% supérieure au seuil maximal recommandé au plan national, et plus de quatre fois supérieur à celui fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les 500 inspecteurs environnementaux de la capitale ont bien du mal cependant à faire face à la masse de travail.
“Nous avons au total 500 inspecteurs dans la ville, et c’est loin, loin de suffire pour garantir une surveillance appropriée”, déclare Li Xiang, qui travaille au bureau municipal d’inspection environnementale.
“En fait, il y a trop de cas à traiter”, ajoute-t-il, en précisant que les services pour lesquels il travaille reçoivent 5.000 à 6.000 plaintes par mois.
Selon la Energy Foundation, ONG consultative américaine, la Chine comptait à la fin 2011 2.935 agents chargés de la protection de l’environnement, contre un peu plus de 17.000 pour les Etats-Unis.
En outre, selon cette ONG, le budget chinois consacré à l’environnement équivalait en 2012 à 0,40 dollar par tête d’habitant, contre 25 dollars aux Etats-Unis.
En l’espace d’une quinzaine d’années, de 1998 à 2012, Pékin a vu sa population croître de 66% et son parc automobile a augmenté de près de 200%.
Si Pékin n’autorise que les véhicules qui respectent les normes en matière de carburant, la ville ne dispose ni de la technologie ni des effectifs sur le terrain pour veiller à l’application des règles, reconnaît Li Kunsheng, directeur du centre chargé de la pollution automobile au Bureau de protection de l’environnement de Pékin.
“Nous vérifions rigoureusement les véhicules pékinois, mais en ce qui concerne ceux qui viennent de l’extérieur, nous ne pouvons que nous reposer sur les agents de la circulation, chargés de les arrêter et de les contrôler”, dit-il.
“Un grand nombre de véhicules ont des problèmes, et se reposer sur cette méthode ne résoud à vrai dire rien du tout.” 

Reuters
Mercredi 21 Mai 2014

Lu 72 fois


1.Posté par gael240514 le 24/05/2014 08:52
La voiture électrique, qui rejette moins de CO2 et pas de micro particules, émerge-t-elle sur l'horizon 2020 ?

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