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A New York, Barack Obama met en garde contre le populisme




A sa dernière
apparition à la tribune des
Nations unies,
le président
américain dit sa vision de la place des Etats-Unis dans un monde multipolaire



Une cinquantaine de pays ont fait la promesse d'accueillir quelque 360.000 réfugiés en 2016, doublant le nombre de places accordées par rapport à 2015 lors d'un sommet organisé par Barack Obama, a annoncé mardi l'émissaire américaine auprès des Nations unies, Samantha Power.
Plus de 50 pays et organisations participant au sommet ont augmenté leurs contributions financières aux groupes humanitaires ainsi qu'à l'ONU de 4,5 milliards de dollars cette année, a-t-il ajouté. Avant le sommet, le président américain a rencontré des chefs d'entreprises et a obtenu d'eux la promesse de plus de 650 millions de dollars à destination des réfugiés.
A quatre mois de son départ, Barack Obama a mis en garde mardi devant l'ONU contre les dirigeants populistes, appelant à prendre en compte les frustrations dont ils se nourrissent et à ne pas succomber à "un capitalisme sans âme".
Dans un discours à la tonalité plutôt sombre, le président américain a dénoncé la tentation du recours à "l'homme fort" providentiel et multiplié, sans jamais les citer, les allusions au président russe Vladimir Poutine et au magnat de l'immobilier Donald Trump qui espère lui succéder.
Très attendu sur le conflit syrien sur lequel ses atermoiements, voire son manque d'implication, font l'objet de vives critiques, le président américain s'est borné à réaffirmer qu'il n'existait pas de solution militaire et appelé à poursuivre "le difficile travail de la diplomatie".
Il n'a pas prononcé un mot sur la reprise des combats meurtriers après que le fragile cessez-le-feu laborieusement négocié avec Moscou eut volé en éclats.
Le président américain a réservé une pique à Vladimir Poutine, dénonçant l'attitude d'un pays "qui tente de retrouver sa gloire passée grâce à la force". "Sur la durée, cela diminuera son rang dans le monde", a-t-il prédit.
A moins de 50 jours de l'élection qui désignera son successeur à la Maison Blanche, Obama a évoqué la montée en puissance à travers le monde d'un "populisme grossier", venu parfois de l'extrême gauche mais "le plus souvent" de l'extrême droite.
Pour le président américain, cette tendance ne doit pas être sous-estimée : trop de frustrations et d'injustices, en particulier économiques, ont trop longtemps été ignorées.
Vantant, comme il l'a fait régulièrement à cette tribune au cours des huit années écoulées, les vertus de la diplomatie, exemples de Cuba et de la Birmanie à l'appui, il a reconnu que les résultats pouvaient parfois sembler maigres face aux "conflits brutaux" qui jettent des milliers de réfugiés sur les routes.
C'est sur ce thème qu'il s'est montré le plus pugnace, jugeant que de nombreux pays riches ne faisaient pas assez face à l'ampleur du défi.
Les Etats-Unis ont accueilli 10.000 réfugiés syriens au cours de l'année fiscale écoulée, un chiffre jugé très insuffisant par des défenseurs des droits de l'Homme qui fustigent le manque de réactivité de la première puissance mondiale face à une crise migratoire d'une ampleur sans précédent. Obama a aussi profité de sa dernière apparition à la tribune des Nations unies pour redire sa vision de la place des Etats-Unis dans un monde multipolaire.
"Depuis que je suis président, j'ai constaté que les adversaires et certains des alliés de l'Amérique étaient convaincus soit que tous les problèmes du monde étaient provoqués par Washington, soit qu'ils pouvaient tous être résolus par Washington", a-t-il dit. "Peut-être que trop de gens à Washington en sont eux-mêmes convaincus", a-t-il ajouté sous les rires.

Jeudi 22 Septembre 2016

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