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A Johannesburg, on surfe dans les anciennes mines d’or




“C’est fantastique, super génial!”, lance Chérie, tombée tête la première dans le sable en bas de la “dune”.
Les pieds en l’air mais toujours sanglés à son “sandboard”, elle n’en revient toujours pas de pouvoir surfer à Johannesburg, dans une ancienne mine d’or.
A six heures de la première piste de ski et autant de la mer, la majorité de ces sandboarders en herbe expérimentent pour la première fois les joies de la glisse sur le Mont Mayhem, un des nombreux terrils près de l’aéroport.
“Il n’y a pas d’autres endroits dans le monde avec un sable si fin. Sur la côte, le sable est plus granuleux, on doit cirer la planche et on ne peut pas surfer quand il est mouillé”, lance Phil du Plessis, un des instructeurs de Pure Rush Industries qui organise ces sorties le week-end.
La qualité du sable, de la roche finement écrasée pour en extraire de l’or, rend la descente beaucoup plus rapide qu’à la plage. Mais ce “talc de bébé”, formé à 99% de quartz et d’une très petite quantité d’or et de pyrite, ne tient pas la comparaison avec la neige qui offre une meilleure glisse et “une plus grande liberté”, selon Phil.
Faute de poudreuse, Shaun Langkilde se contente du sable pour obtenir sa dose quasi hebdomadaire de sensations fortes. “C’est un grand shoot d’adrénaline. On oublie tout, le stress et les ennuis”, s’amuse le jeune homme de 22 ans, masque de ski rouge sur la tête, débardeur blanc et bermuda kaki.
D’autres comme Robert Lanferna de la Motte viennent surtout pour rencontrer de nouvelles têtes... et faire de l’exercice. “Ça permet de se muscler en montant cette montagne démente et quand je tombe, même pas mal, le sable est très soft”, lance-t-il près du barbecue ombragé en bas de la “piste”.
En chaussures de rando ou en tennis, les sandboarders s’élancent du milieu de la dune, à moitié recouverte de hautes herbes. Après quelques descentes, les plus téméraires montent de plus en plus haut: des maisons, une mosquée et quatre ou cinq terrils couleur or se détachent à l’horizon. “Ça me rappelle la plage. S’il y avait un océan au pied de la dune, je ne serais pas surpris”, s’extasie Jai Sewram, un jeune artiste de 30 ans, du sable dans les oreilles et la bouche après une belle chute.

AFP
Mercredi 30 Septembre 2009

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