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A Dallas, Obama appelle l'Amérique à la réconciliation

Bernie Sanders scelle sa réconciliation avec Hillary Clinton




Les obsèques de deux des policiers abattus à Dallas par un tireur embusqué devaient se dérouler hier, au lendemain de l'appel à la réconciliation de l'Amérique lancé par le président Barack Obama.
Venu à Dallas (Texas) avec son épouse Michelle, le président des Etats-Unis, ému et grave, a rendu hommage mardi aux cinq policiers abattus par un tireur embusqué, dans un climat de tensions entre minorités et forces de l'ordre.
"Je suis ici pour dire que nous devons rejeter le désespoir. Je suis ici pour insister sur le fait que nous ne sommes pas aussi divisés qu'il y paraît", a déclaré M. Obama lors d'une cérémonie œcuménique, en présence de son prédécesseur républicain George W. Bush.
"Même ceux qui n'aiment pas la phrase +Black Lives Matter+ (nom d'un mouvement qui dénonce les bavures policières à l'encontre des Noirs, ndlr) devraient être capables d'entendre la douleur de la famille d'Alton Sterling", a-t-il lancé, évoquant ce jeune homme abattu par la police à Baton Rouge, en Louisiane.
Micah Johnson, ancien combattant noir américain de 25 ans qui avait notamment servi en Afghanistan, a affirmé qu'il voulait tuer des policiers blancs en réponse à la mort de deux Noirs la même semaine sous les balles des forces de l'ordre. Les vidéos amateur de ces deux homicides, très largement relayées sur les réseaux sociaux, ont choqué le pays.
Mais le président américain a aussi laissé percer une forme d'impuissance, de lassitude.
Il y a un an, c'est à Charleston (Caroline du Sud), qu'il avait appelé l'Amérique à la lucidité, sur le racisme comme sur les armes à feu, après une fusillade dans laquelle neuf Noirs avaient péri sous les balles d'un jeune partisan de la suprématie blanche.
Obama devait rassembler hier à la Maison Blanche des représentants des forces de l'ordre, des militants des droits civiques, des universitaires et des élus locaux pour "dégager des solutions concrètes", selon les termes de l'Exécutif, face à la méfiance et la crainte qui dominent dans de nombreuses communautés.
Par ailleurs, le démocrate Bernie Sanders, qui a apporté son soutien mardi à Hillary Clinton dans la campagne présidentielle américaine, a été durant toute sa campagne l'avocat tenace d'une "révolution politique", porté par l'enthousiasme de millions d'Américains.
A 74 ans, tout autant que le républicain Donald Trump, Sanders a été la surprise de la campagne pour la Maison Blanche. Il avait démarré quasi inconnu, sans un sou. Mais le sénateur du tout petit Etat du Vermont, "démocrate socialiste" revendiqué, grand pourfendeur de Wall Street et des inégalités croissantes, a été un adversaire coriace pour Mme Clinton, obtenant plus de 12 millions de voix lors des primaires, contre 15,8 millions pour sa rivale, récoltant des millions de dollars en dons et rassemblant d'immenses foules à ses meetings.
Infatigable défenseur de la classe moyenne, Bernie Sanders a tiré la campagne démocrate vers la gauche, réclamant un salaire minimum de 15 dollars (contre 7,25 dollars actuellement au niveau fédéral), une assurance maladie universelle, l'université publique gratuite pour tous et un gouvernement "qui fonctionne pour tout le monde, pas seulement pour une poignée de gens au sommet".

Jeudi 14 Juillet 2016

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