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A 38 ans, Buffon reste Super Gigi




A 38 ans, Buffon reste Super Gigi
Après l'Espagnol David De Gea jeudi, l'Allemand Manuel Neuer mardi: Gianluigi Buffon, inusable gardien de but de l'Italie, profite de matches amicaux de prestige pour se frotter à ses héritiers et leur montrer qu'à 38 ans, motivation intacte et physique de jeune homme, il est toujours au sommet.
Il y a huit jours, Buffon a établi avec la Juventus Turin un nouveau record d'invincibilité en Serie A avec 973 minutes sans encaisser le moindre but. Mieux que Sebastiano Rossi, le précédent détenteur du record avec l'AC Milan, et mieux que Dino Zoff, l'autre légende italienne du poste.
L'homme de Carrare a alors enlevé ses gants et pris la plume pour raconter sur les réseaux sociaux une vie de gardien de but, sa passion et son obsession, dans une sorte de poème en prose intitulé "J'avais 12 ans quand je t'ai tourné le dos".
"J'avais 12 ans quand j'ai tourné le dos à mon but. Et je continuerai à le faire. Jusqu'à ce que les jambes, la tête et le coeur le permettent", concluait Buffon.
Pour l'instant, les trois conditions sont réunies. Plus de 20 ans après ses débuts avec Parme en Serie A (en novembre 1995) et 18 ans après sa première sélection, Buffon reste un modèle de professionnalisme, d'implication et d'envie, comme en témoigne sa façon presque habitée de chanter l'hymne italien, les yeux fermés et à tue-tête.
Un phare, un totem
Débarrassé des problèmes de dos qui lui avaient gâché la vie lors de la saison 2010-2011 et avaient fait naître l'idée d'un possible déclin, le gardien aux six titres de champion d'Italie et aux 155 sélections s'est au contraire maintenu au sommet et réussit même cette saison l'un des meilleurs exercices de sa carrière avec la Juventus.
Repère hyper-collectif de la "Juve" comme de la Nazionale, il a fêté son record d'invincibilité avec un deuxième texte, dans lequel il saluait un par un et personnellement tous ses équipiers bianconeri ("Barzagli, à cloner, immédiatement; Chiellini, qui jusqu'au bout ne renonce jamais; Pogba, qui ne vit pas le football mais qui l'invente...").
Mais ses pairs et les observateurs n'oublient pas non plus de lui rendre hommage. La presse italienne s'était ainsi longuement indignée en novembre de son absence dans une pré-liste de 59 joueurs choisis pour le Ballon d'Or.
Les quotidiens sportifs comme La Gazzetta dello Sport, Tuttosport ou le Corriere dello Sport ont également rivalisé d'imagination toute l'année pour le portraiturer en Highlander, en statue du Mont Rushmore ou en homme de Vitruve.
Son équipier à la Juventus, Leonardo Bonucci, le présente lui comme "Super Gigi, l'ami de Superman", et Carlo Tavecchio, le président de la fédération italienne, multiplie les métaphores, faisant de Buffon "un totem", un "phare" ou "une étoile polaire".
Un quasi-surhomme, donc ? Non, même Buffon a des failles et jeudi contre l'Espagne (1-1) il est en grande partie responsable du but encaissé par les Azzurri, avec un arrêt très moyen sur la tête d'Alvaro Morata. Qui était hors-jeu...

Mercredi 30 Mars 2016

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