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7ème Rencontre internationale des musiques andalouses : La bibliothèque de Mohammed Arkoun offerte au Maroc




7ème Rencontre internationale des musiques andalouses : La bibliothèque de Mohammed Arkoun offerte au Maroc
La bibliothèque personnelle de feu Mohammed Arkoun, décédé le 14 septembre 2010 à Paris, sera rapatriée prochainement  au Maroc.
Touria Cherkaoui, veuve du défunt philosophe et historien de l'islam, a annoncé hier à Casablanca, lors d'une cérémonie posthume en l'honneur de l'intellectuel algérien organisée dans le cadre  de la 7ème Rencontre internationale des musiques andalouses, qu'elle va faire don à la ville de Casablanca de la bibliothèque de son défunt mari, composée de milliers de volumes.
"Arkoun nous a quittés tôt. Je dirais même très tôt. Malheureusement, on n'a pas pu profiter de sa pensée et de sa présence parmi nous", s'est désolée la veuve d'Arkoun, avant d'ajouter : " De son vivant, il avait l'idée de créer une fondation qui portera son nom, mais le projet n'a pas abouti. Aujourd'hui, avec ce don, je crois qu'on va essayer de se rattraper".
Pourtant, Mme Charkoui n'a pas précisé les modalités de don de ces milliers d'ouvrages, actuellement stockés à Paris. On ne sait pas s'ils seront répartis entre les bibliothèques de la ville blanche ou s'ils seront conservés dans une bibliothèque spéciale. Et s'ils seront accessibles au grand public ou seront seulement réservés aux seuls universitaires.
Par ailleurs, la sociologue Soumaya Naamane Guessous a rendu hommage au défunt en rappelant ses qualités et son humanisme ainsi que son combat pour un rapprochement des civilisations.
Prônant le modernisme et l'humanisme islamique, Mohamed Arkoun a développé une critique de la modernité dans la pensée islamique, et plaide pour un islam repensé dans le monde contemporain.
Il était connu également comme l'un des initiateurs du dialogue interreligieux en ces temps où les extrémismes de tous bords ont pignon sur rue.
Il a plaidé pour l'identification systématique et la destruction des préjugés et des stéréotypes, parfois très anciens, qui ont cours de part et d'autre. Selon lui, l'Occident n'est pas plus l'incarnation du démon matérialiste, immoral et athée, que l'Islam n'est réductible au fondamentalisme intégriste, terreau du terrorisme et incompatible avec la démocratie et la modernité.
La soirée d'ouverture d'Andalussyat a été aussi marquée par l'excellente prestation du Groupe Al Kaouthar d'Espagne, qui a gratifié l'auditoire d'un répertoire constitué de chansons originales inspirées de la poésie soufie en langue arabe et dédiées à l'amour du Prophète et joue sur une musique d'une nature spirituelle qui se reflète dans le nom du groupe "Al Kaouthar", une rivière spéciale au paradis appartenant au Prophète.
A rappeler qu'Al Kaouthar a été formé il y a trois ans et a donné de nombreux concerts dans plusieurs pays européens.    
Le groupe algérien, l'orchestre d'Alger des musiques gharnaties, a été aussi de la partie. Il a été présidé par Ibrahim Hadj Kacem qui figure comme l'un des grands noms de la scène artistique de son pays en exerçant son art dans différents répertoires musicaux maghrébins, comme la musique al-Ala, Hawzi, Madih, Gherbi, Malhoun, Aïssâwa...Ce qui est dit de lui est élogieux : il apparaît comme un musicien possédant un jeu musical très structuré et d'une très grande rigueur. Sa longue pratique musicale lui a permis d'étudier des approches nouvelles qui lui ont été transmises par ses maîtres qui l'ont élevé au niveau d'excellence.
 Ce Tlemsani grandit au sein d'une famille de mélomanes et s'initie à la musique dès l'âge de 9 ans. Après un diplôme d'ingénieur, il poursuit une formation classique d'abord au sein de l'Association Gharnata (1984-1986) avant   d'intégrer l'Association El Qortobia (1985-1992).
Il fréquente plusieurs figures artistiques dont Nouri Koufi, Fewzi Kalfat, Tewfik Benghabrit, Salah Boukli, et Ness Issawa, qui l'ont guidé dans son parcours artistique.
Après la guitare, son premier instrument, Brahim Hadj Kacem s'est initié au banjo et au oud et, à partir de 1984, au violon et au rebab. Il avoue jouer un peu de piano, mais c'est au violon qu'on le voit généralement lors des prestations officielles. En 1990, il forme son propre orchestre avec la collaboration de ses frères Mohamed et Omar.
Depuis décembre 2004, il vit et travaille entre Tlemcen et Paris et enseigne le chant et la pratique de la musique arabo-andalouse à Lille au sein de l'Association El Maqam, une association avec laquelle il a animé un concert le 22 avril 2006 à Oujda.
Brahim Hadj Kacem a, à son actif, 10 enregistrements sonores et plus de 20 pour la Télévision algérienne, et ce depuis 1993 jusqu'à ce jour.

Hassan Bentaleb
Samedi 4 Décembre 2010

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