Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

45 morts dans un attentat contre un centre de la police en Libye

L'EI contrôle la ville de Syrte




45 morts dans un attentat contre un centre de la police en Libye
Au moins 45 personnes ont été tuées dans un attentat au camion piégé jeudi contre un centre de formation de la police à Zliten dans l'ouest de la Libye, l'une des attaques les plus sanglantes dans ce pays en proie au chaos.
 Un kamikaze a fait détoner les explosifs à bord d'un camion-citerne utilisé pour le transport d'eau à 8H30 locales (06H30 GMT) contre un centre de la police où des gardes-côtes suivaient une formation, a indiqué à l'AFP une source de la sécurité de Zliten.
Cette source a fait état de "45 morts" et d'un nombre indéterminé de blessés répartis sur plusieurs hôpitaux de la région, à environ 170 km à l'est de Tripoli.
Cette attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, alors que le pays livré aux milices, est déchiré depuis plus d'un an entre deux autorités rivales --l'une basée dans l'Est et reconnue par la communauté internationale et l'autre siégeant dans la capitale Tripoli.
 L'agence de presse fidèle au gouvernement de Tripoli, qui contrôle Zliten, a fait état de 50 morts et 127 blessés dans l'attentat au camion piégé, en citant le docteur Abdel Mottaleb Ben Halim de l'hôpital de Zliten.
Un appel au don de sang a été lancé dans la région après cet attentat qui s'est produit dans le quartier de Soug al-Talata, dans le centre-ville, bondé au moment de l'attaque.
 Profitant du chaos dans le pays, le groupe jihadiste Etat islamique (EI) s'est implanté en Libye où il a revendiqué plusieurs attentats sanglants, dont le dernier en date a visé en septembre 2015 la base aérienne de Mitiga à Tripoli faisant trois morts.
Le groupe jihadiste combat aussi bien les forces relevant du gouvernement reconnu basé dans l'est du pays que celles relevant du gouvernement parallèle lié à la coalition des milices de Fajr Libya et installé à Tripoli.
 Lundi et mardi, des combats entre des gardes des installations pétrolières et des jihadistes de l'EI dans la région pétrolière stratégique du nord du pays ont fait plusieurs morts et au moins quatre réservoirs de brut ont pris feu.
 Sur Twitter, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a "condamné un attentat suicide" et appelé "tous les Libyens à s'unir de manière urgente pour combattre le terrorisme".
 L'ONU s'efforce de mettre en place un gouvernement d'union nationale en Libye et M. Kobler a souligné la nécessité pour le Parlement légitime d'approuver rapidement la formation de ce gouvernement, avertissant que tout retard profiterait à l'EI.
 Un accord politique a été signé sous l'égide de l'ONU le 17 décembre au Maroc entre des membres des deux Parlements rivaux et représentants de la société civile libyenne. Prévoyant la formation d'un gouvernement d'entente nationale basé à Tripoli, il doit être entériné avant le 17 janvier par le Parlement.
 Les Occidentaux sont convaincus qu'il faut agir vite en Libye contre la menace croissante du groupe EI et poussent les Libyens à s'unir au sein d'un gouvernement qu'ils pourront soutenir en vue de faire face au groupe jihadiste.
 L'EI "inquiète de plus en plus" les pays de l'Otan, "donc il est possible" qu'ils interviennent en Libye, note Malcolm Chalmers, directeur adjoint du centre de réflexion RUSI, à Londres. "La question est quelle intervention, de quelle nature, de quelle ampleur? Cela dépendra beaucoup de l'évolution de la menace d'ici un mois", a-t-il ajouté.
 L'EI compte environ 3.000 combattants en Libye selon Paris. Et après l'assaut contre la région pétrolière en début de semaine, les Occidentaux redoutent qu'il s'enrichisse sur les hydrocarbures, déstabilise l'Afrique sur le flanc sud, et exporte des jihadistes vers l'Europe, via les migrants à travers la Méditerranée.
Les forces yéménites  prennent une ville portuaire aux rebelles
L'ONU veut la poursuite des pourparlers malgré la crise irano-saoudienne
Les troupes loyales au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi ont conquis mercredi, après de violents combats, une ville portuaire du nord-ouest du Yémen contrôlée par les rebelles chiites houthis, a indiqué un chef militaire.
 "Nous avons le contrôle total du port et de la ville de Midi, y compris son château historique", sur la mer Rouge, a déclaré le général Adel al-Qumairi, commandant de la cinquième région militaire.
 Les rebelles chiites sont soupçonnés d'avoir utilisé ce port dans le passé pour faire transiter des armes vers leurs fiefs traditionnels dans le nord du pays.
 De violents combats font rage dans la région de Midi depuis que des forces gouvernementales yéménites, entraînées en Arabie Saoudite, sont revenues dans leur pays à la mi-décembre et ont conquis la ville de Haradh.
 En dépit de la perte de Midi, les rebelles houthis et leurs alliés, d'anciens militaires restés loyaux à l'ex-président yéménite Ali Abdullah Saleh, continuent de contrôler une longue bande côtière sur la mer Rouge.
Les forces loyalistes ont été aidées dans l'opération de conquête de Midi par des frappes aériennes de la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite qui est intervenue en mars 2015 dans le conflit au Yémen pour soutenir le président Hadi.
 Grâce à l'intervention de la coalition, les forces gouvernementales ont reconquis des provinces dans le sud et la deuxième ville du pays Aden mais les Houthis contrôlent toujours la capitale Sanaa.
 Mercredi, les avions de la coalition arabe ont bombardé des positions rebelles à Sanaa dont le palais présidentiel qui est occupé par les insurgés, ont rapporté des témoins.
 Près de 6.000 personnes dont 2.795 civils ont été tuées dans la guerre au Yémen depuis le mois de mars, selon l'ONU et l'Organisation mondiale pour la santé (OMS).
Pour sa part, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé mardi les belligérants au Yémen à rétablir le cessez-le-feu et à participer aux prochains pourparlers de paix malgré la crise irano-saoudienne.
 Les 15 pays membres "ont demandé instamment aux parties de rétablir un cessez-le-feu significatif et durable", a déclaré à la presse l'ambassadeur d'Uruguay Elbio Rosselli à l'issue de consultations à huis clos du Conseil.
L'Uruguay préside le Conseil au mois de janvier.
 Les 15 pays, a ajouté l'ambassadeur, "ont exhorté les parties (yéménites) à participer au nouveau round de négociations à la mi-janvier (...) sans condition préalable et de bonne foi".
 Ils ont exprimé leur "grande inquiétude" devant l'aggravation de la situation humanitaire dans le pays et demandé aux belligérants de faciliter la distribution des vivres et des secours à la population.
 La rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Téhéran, deux acteurs majeurs de la guerre civile au Yémen, fait craindre que les efforts de règlement pacifique de ce conflit ne déraillent.

Vendredi 8 Janvier 2016

Lu 1026 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs