Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

3890 infractions sur les prix sanctionnées à fin novembre

La couverture des hausses éventuelles des prix du gasoil estimée à 509 MDH




3890 infractions sur les prix sanctionnées à fin novembre
Les interventions des autorités veillant à l'application des mesures réglementaires en matière des prix ont enregistré près de 3890 contraventions à fin novembre, contre 2088 en 2012, soit une augmentation de 43%, a indiqué, mardi à Rabat, le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed El Ouafa.
En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur «les souffrances des citoyens dues à l'augmentation des prix», M. El Ouafa a indiqué que ces contraventions se répartissent entre l'absence d'affichage des prix (2994), le défaut de présentation de factures (685), le non passage par les marchés de gros (98), les augmentations illégales de prix (87) et d'autres contraventions (28).
Le ministre a rappelé que la politique des prix est réglementée au Maroc en vertu de la Loi 06.99, telle que modifiée et complétée par la loi 08.30, qui définit les dispositions régissant la liberté des prix et organise la libre concurrence. Elle définit aussi les règles de protection de la concurrence afin de stimuler l'efficience économique et d'améliorer le bien-être des consommateurs.
Elle définit l'intervention de l'Etat dans 15 biens et services, dont les produits alimentaires subventionnés comme le sucre, la farine nationale de blé tendre, et autres services, une catégorie où le gouvernement n'a décidé aucune augmentation.
 Ces produits sont soumis à un contrôle strict et continu assuré par les instances de contrôle qui veillent à l'application des règlements en vigueur, souligne le ministre, ajoutant que «toute augmentation sans autorisation préalable par les autorités concernées est considérée comme étant illégale». 
Le ministre a également précisé que le coût global de la couverture d’éventuelles hausses des prix du gasoil est estimé à 509 millions de dirhams, soit près de 60,3 millions de dollars.
 M. El Ouafa a souligné que le gouvernement, après avoir adopté le système d'indexation des prix pour certains types de carburants, a entrepris ce genre d'opérations pour se prémunir contre d'éventuelles hausses du prix du gasoil qui représente 48% de la consommation nationale des produits pétroliers, à travers la conclusion de contrats d'assurance pour fixer le seuil de la hausse.
Ces contrats portent sur un volume global de 1,6 million de tonnes pour la période allant du 13 septembre au 31 décembre 2013 avec la tenue d'une comptabilité avec les assurances à la fin de chaque mois, notant que l'assureur prend en charge toute différence des cours mondiaux au-delà du seuil fixé.
Pour M. El Ouafa, l'objectif principal de l'assurance est de protéger le consommateur contre le risque de hausses importantes des cours, de peur d'impacter son pouvoir d'achat.
 Selon le ministère, l'opération d'assurance n'a été entreprise qu'après la stabilité des cours au niveau des marchés internationaux, ce qui a permis d'acquérir un contrat à «un prix adéquat» au regard des risques couverts pour la protection du consommateur marocain et de son pouvoir d'achat.
La ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, Soumia Benkhaldoun, a, pour sa part, souligné la détermination du gouvernement à assurer une séparation entre les ressources humaines relevant des secteurs de l'enseignement public et privé.
 Mme Benkhaldoun, qui répondait devant la Chambre des conseillers à une question orale sur «le projet de formation de 10.000 cadres éducatifs et la situation des enseignants du secteur privé», a relevé que la réalisation de cet objectif requiert du gouvernement de mettre à la disposition du secteur privé des ressources humaines qualifiées.
La ministre a indiqué que le gouvernement a lancé dans ce sens un programme ambitieux pour la formation de 10.000 cadres éducatifs parmi les détenteurs de licence, en partenariat avec les écoles supérieures de formation des enseignants, dans l'objectif de permettre au secteur privé de se doter de cadres formés et hautement compétents sur le plan éducatif. 
Ce programme, a-t-elle précisé, est doté d'un budget estimé à plus de 161 millions de dirhams, ce qui permettra de répondre aux besoins d'embauche du secteur de l'enseignement privé, en droite ligne avec les orientations du programme gouvernemental visant l'amélioration du rendement du secteur, notamment à travers le développement d'un cahier des charges dans la perspective de l'amélioration et la diversification de l'offre  éducative.
Quant au ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad, il a affirmé, en réponse à une question orale des conseillers, que «le taux de pauvreté a reculé de 50% dans toutes les communes rurales ayant bénéficié des interventions de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), contre une baisse de 25% dans les autres communes».
 M. Hassad a souligné, à ce propos, que cette initiative, lancée par S.M le Roi Mohammed VI il y a près de 8 ans, a apporté une nouvelle philosophie qui s'intéresse essentiellement aux populations défavorisées, ajoutant que le Souverain accorde un intérêt particulier aux projets s'inscrivant dans le cadre de l'INDH notamment lors de Ses déplacements à travers le Royaume.
 Sur instructions de SM le Roi, a-t-il ajouté, une nouvelle impulsion sera donnée aux projets et programmes de l'INDH afin de mieux cibler les catégories sociales en situation de précarité en milieu urbain et rural, notamment à travers le renforcement des activités génératrices de revenus et l'élargissement de ses domaines d'action (santé, éducation, culture et sport). 
Au niveau de la gestion, l'ensemble des projets de l'INDH sont élaborés et mis en œuvre par des comités locaux, en toute transparence, a dit M. Hassad, précisant que les programmes de l'Initiative sont soumis à un audit financier et comptable, une démarche largement salué à l'échelle mondiale.
Par ailleurs, le ministre a insisté sur la nécessité d'accorder une grande importance à la formation et aux projets relatifs à la santé, deux secteurs qui accusent un déficit, en vue de garantir la pérennité et le succès de l'INDH.

Libé
Jeudi 26 Décembre 2013

Lu 750 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs