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37 morts dans un attentat-suicide au Nord du Mali




Un kamikaze a tué 37 ex-rebelles et membres de groupes armés pro-gouvernementaux à Gao en se faisant exploser mercredi dans leur site de regroupement dans cette ville du nord du Mali, a indiqué à l'AFP une source militaire au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma).
"Un kamikaze a attaqué un camp" de regroupement de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et de la Plateforme (groupe pro-gouvernementaux) à Gao, "le bilan est de 37 morts", a affirmé la source à la Minusma.
L'information a été confirmée par une source administrative à Gao, sans plus de détails dans l'immédiat.
Selon la source à la Minusma, les membres de la Plateforme victimes de l'attaque suicide comprennent des hommes du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia).
"Le kamikaze est venu dans un véhicule et s'est fait exploser. L'attaque a eu lieu ce matin à 08H40 (locales et GMT)", la CMA et la Plateforme "devaient commencer bientôt une patrouille mixte", a-t-elle expliqué.
Ces patrouilles mixtes doivent se tenir en application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés. Elles sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.
Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature de l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, et dont l'application tarde à venir.
Par ailleurs, le Mali a décrété trois jours de deuil national après cet attentat, apprend-on de source officielle.
Le ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maiga, à la tête d'une délégation, est en route à Gao, ajoute-t-on de même source.
A Paris, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a déploré un "attentat majeur avec une symbolique forte".
Dans un rapport publié mercredi, l'organisation Human Rights Watch dénonce une recrudescence des abus commis par les groupes islamistes et du banditisme dans la région.
"Le climat relatif aux droits humains est devenu de plus en plus précaire en 2016 en raison des exécutions et intimidations des groupes islamistes armés, d'affrontements intercommunautaires sanglants et d'une flambée des crimes violents", souligne Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch.
"L'incapacité du gouvernement à reprendre le contrôle de la situation et à limiter les abus des forces de sécurité n'a fait que détériorer encore un peu plus la situation", a-t-elle ajouté.

Jeudi 19 Janvier 2017

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