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26 miliciens pro-régime syrien tués lors d'une offensive anti-EI

Moscou critique l'attitude "inacceptable" de Washington dans le suivi de la trêve




Au moins 26 combattants pro-régime ont été tués lundi dans une offensive contre le groupe Etat islamique (EI) près de Palmyre, la ville antique syrienne que les troupes loyalistes tentent de reprendre depuis des semaines, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
 "L'EI a repoussé une attaque des forces du régime qui tentaient d'avancer à quatre km à l'ouest de Palmyre, tuant 26 miliciens", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH qui dispose d'un vaste réseau d'informateurs à travers la Syrie.
D’un autre côté, l'armée russe a critiqué lundi l'attitude "inacceptable" de l'armée américaine dans le suivi de la trêve en Syrie et menacé de faire désormais cavalier seul dans la mise en œuvre du cessez-le-feu.
 "La partie américaine a montré qu'elle n'était pas prête à discuter concrètement du texte", sur le suivi des violations du cessez-le-feu en vigueur depuis fin février, a déclaré dans un communiqué le général Sergueï Roudskoï, un haut gradé de l'état-major de l'armée russe.
 "Il est inacceptable de retarder l'entrée en vigueur des procédures visant à réagir en cas de violations du cessez-le-feu", a-t-il indiqué.
 Le général a prévenu qu'"à partir du 22 mars, la Russie va suivre de manière unilatérale les règles de l'accord (de trêve) en cas d'absence de réaction de la part des Etats-Unis".
 "Nous soulignons que nous n'utiliserons nos forces armées qu'après avoir reçu des preuves de violations systématiques (de cet accord) par des groupes armés", a-t-il ajouté.
 Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait annoncé la tenue de consultations américano-russes à Genève et à Amman sur les violations de la trêve en vigueur depuis le 27 février, dont Moscou et Washington sont les parrains.
L'une de ses consultations, à Amman le 18 mars, "a montré que les Américains ne sont pas prêts pour discuter en particulier du texte de l'accord ou pour l'approuver", a déclaré M. Roudskoï, sans donner davantage de détails.
Des centres de contrôle chargés du suivi de la cessation des hostilités ont été mis en place à Washington, Moscou, Lattaquié (Syrie), Amman et Genève.
 En cas de non-respect de la trêve, un système d'alerte des Etats-Unis et de la Russie, puis des autres membres du groupe international de soutien à la Syrie (GISS) est prévu.
 La Russie a mis en place de son côté son propre centre de surveillance de la trêve, dont l'activité a été maintenue malgré un retrait partiel de son aviation militaire entamé le 15 mars.

Mardi 22 Mars 2016

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