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100.000 migrants viennent travailler chaque année en Europe

L’UE veut offrir un avenir meilleur aux travailleurs saisonniers




100.000 migrants viennent travailler chaque année en Europe
Les Etats membres de l’Union européenne auront deux ans et demi pour se conformer aux nouvelles directives. Mais en attendant cette date, on peut d’ores et déjà dire que l'adoption, mercredi 5, par le Parlement européen de nouvelles règles régissant les conditions d'emploi des saisonniers étrangers est une bonne nouvelle pour les 100.000 personnes venant chaque année travailler dans l’Union européenne.
Après trois ans et demi de négociations avec des Etats membres très réticents, le Parlement européen est parvenu à doter l’UE de textes censés améliorer l’emploi des migrants rejoignant l’Europe en tant que travailleurs saisonniers. Il s’agit de la première loi européenne sur les travailleurs saisonniers des pays tiers.
Le vote de cette directive «constitue un pas important vers des politiques qui traitent les migrants comme des êtres humains, assurent aux travailleurs européens que leurs droits ne soient pas sapés et encourage l’intégration sociale », a assuré Claude Moraes, le porte-parole du Groupe S&D pour la commission des libertés civiles et des affaires intérieures qui a rédigé ce rapport. 
Selon les socialistes et démocrates européens, les nouvelles dispositions «permettront aux travailleurs saisonniers de venir avec un permis de travail d’un maximum de 9 mois et devront pouvoir disposer d’un logement et de conditions de vie adéquates», peut-on lire sur leur site deputes-socialistes.eu. 
Et pas seulement, puisque «durant cette période, le travailleur saisonnier devra bénéficier des mêmes droits sociaux, rémunérations et obligations que tout autre travailleur européen, y compris le droit de changer de patron et d’emploi», précise-t-on. 
«En tant que socialistes et démocrates, nous accueillons très favorablement l’adoption de cette directive, car elle offre une approche positive de l’immigration régulière. Dans le même temps, l’Union européenne a besoin de montrer un plus grand engagement à s’attaquer aux problèmes qui poussent les personnes à quitter leurs pays et à migrer », estime Sylvie Guillaume, vice-présidente du Groupe S&D.
Il est à souligner que les eurodéputés n’excluent pas  des contrôles et des sanctions pour sa mise en œuvre effective.

Alain Bouithy
Vendredi 7 Février 2014

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