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​Mawazine : Une soirée d'ouverture exceptionnelle rehaussé par la présence de Charles Aznavour




Une programmation riche et diversifiée





Avec plus de 2 millions de festivaliers 
pour chacune de ses dernières éditions, 
le Festival est considéré comme le deuxième 
plus grand événement culturel au monde


La 16ème édition du Festival Mawazine rythmes du monde (12-20 mai) a accueilli pour sa première soirée officielle une programmation de haut niveau qui a mis à l’honneur le crooner français Charles Aznavour et des artistes nationaux et internationaux. La première, jeudi 11 mai, a permis au public de (re)découvrir l’un des plus grands auteurs-compositeurs, interprètes et musiciens de l’Afrique : le célèbre Youssou N'Dour, un fidèle de Mawazine qui a su, en quelques années, se hisser au rang de star et de référence de la musique mondiale. Le lendemain, vendredi 12 mai, c’est avec une légende vivante que les festivaliers avaient rendez-vous sur la scène du Théâtre National Mohammed V. Pendant une heure, Charles Aznavour a bercé, dans une salle comble, un public venu nombreux écouter (et fredonner) les plus grands tubes du maître crooner, ajoute la même source. 
Nommé "Entertainer of the Century" par CNN en 1988, le grand Charles mène une carrière unique qui s’étend sur 70 ans. A la clé, plus de 100 millions de disques vendus, 1 200 chansons, 80 films, 294 albums, des centaines de disques d’or, de platine et de diamant, et des milliers de concerts dans 94 pays à travers le monde. De star, il était aussi question à l’OLM, où la Britannique Ellie Goulding, 30 millions d’albums vendus au compteur, a fait forte impression avec les mélodies électro-pop enivrantes qui ont fait son succès depuis son premier album en 2010. Très présente sur les réseaux sociaux, où elle compte quelque 30 millions d’abonnés, la pétillante chanteuse a montré aux festivaliers combien sa place à part dans le monde de la musique, où elle cumule les récompenses et la reconnaissance critique, était amplement méritée. Site d’expression privilégié des musiques orientales, la scène Nahda, a à son tour, offert un très grand moment de musique avec le célèbre Sami Yusuf, auteur, compositeur, interprète et poète proclamé “britannique musulman le plus populaire au monde”. A travers sa musique, qui évoque sa relation avec l’islam, le chanteur a célébré l’amour, la tolérance et la miséricorde, en revendiquant une authenticité rare et une passion intacte pour les patrimoines traditionnels, 
Très attaché aux artistes du Maroc, Mawazine a comme toujours réservé une place de choix aux chanteurs et musiciens du Royaume. La scène de Salé a ainsi été le théâtre des prestations remarquées de plusieurs grandes figures du répertoire national. Ainsi les incontournables Latifa Raafat, Fatima Zahra Laâroussi, Abderrahim Souiri et Tahour accompagnés de l’orchestre Regragui se sont succédé sur scène pour offrir à l’assistance un cocktail de chansons puisées dans leurs répertoires aussi riches que variés.
Fatima Zahra Laâroussi a été la première à investir la scène pour interpréter entre autres «Lahbiba mi », « Yallah nekhalko saada », « Ba lahnin » ou encore « maghribia » avant d’enchaîner avec des chansons d’autres artistes marocains, notamment «Sidi hbibi». Drapée des couleurs nationales, la chanteuse et comédienne marocaine, qui était accompagnée d’une troupe de danse, a enchaîné par la suite avec des chansons patriotiques telles «Sawt Al Hassan » et «Laâyoune aayniya». Et c’est l’incontournable Latifa Raafat qui a pris le relais pour gratifier un public en transe de belles chansons ayant marqué sa longue carrière artistique et la mémoire de toute une génération de Marocains comme « Aayit manesbar ya kalbi », « Twahachtek bezzaf », « Maghiara » et » Ach dani» ou encore « El hamdolillah ». La diva marocaine, qui n’était pas à sa première participation au Festival Mawazine, a été la grande étoile sur scène en parfaite symbiose avec ses fans, dont certains brandissaient ses portraits. La soirée s’est poursuivie avec le duo Abderrahim Souiri, spécialiste des sonorités melhoun et madih et Tahour, star de la musique chaabi.
Les deux artistes n’ont laissé personne indifférent en interprétant un mix de mawwals et chansons tels «Law kana li qalbane », « La ilaha illa Allah » ou encore la très populaire «El âlwa».
Placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette 16ème édition du Festival Mawazine, organisée par l'Association Maroc-Cultures, prévoit, neuf jours durant, des concerts hauts en couleur proposant un véritable florilège de styles, de tempos et de rythmes musicaux.


 

Mehdi Ouassat
Lundi 15 Mai 2017

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