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​L’Irak ensanglanté par un attentat de l’EI

Au moins sept morts et une quinzaine de blessés au sud de Najaf




Au moins sept personnes ont été tuées et quinze blessées dimanche dans une attaque contre un barrage de la police irakienne au sud de la ville de Najaf, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), selon des responsables.
Il s'agit de la deuxième attaque revendiquée par l'EI en Irak en 24 heures. Samedi à Bagdad, un double attentat suicide commis sur un marché bondé a fait 27 morts et des dizaines de blessés.
Selon le ministère de l'Intérieur, trois assaillants portant des vestes explosives à bord d'une voiture piégée ont attaqué un barrage de police près de la ville de Qadissiyah. En arrivant au barrage, ils ont ouvert le feu, mais "les forces de sécurité ont répliqué, tuant les tireurs et faisant exploser la voiture piégée".
"Ils comptaient se rendre à Najaf pour se faire exploser", a affirmé Saad Maan, le porte-parole du ministère dans un communiqué.
Qadissiyah est située à environ 70 km au sud de Najaf, la ville sainte chiite du centre irakien où se trouve le mausolée de l'imam Ali.
"Il y a sept morts, dont cinq policiers, et 15 blessés", a indiqué Saad Maan. Le général Qais al-Rahaima, chef de l'armée pour le centre de l'Irak, a avancé un bilan de sept morts, dont 4 policiers, et onze blessés.
L'attaque a été revendiquée dans un communiqué par le groupe jihadiste sunnite EI qui considère les chiites comme des "hérétiques".
Samedi, près de 30 personnes ont péri dans un double attentat suicide sur un marché de Bagdad revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) cible d'une vaste offensive des forces irakiennes dans son bastion de Mossoul.
La double attaque est survenue à la veille du Nouvel An sur le marché de mi-gros d'Al-Sinek, en plein cœur de Bagdad, où sont vendus pêle-mêle des pièces détachées de voitures et des vêtements.
Deux kamikazes se sont fait exploser quasi simultanément à une heure matinale où vendeurs et acheteurs sont très nombreux. Les devantures et les étals ont été soufflés par les déflagrations.
Des débris mêlés au sang des victimes jonchaient le sol.
"De nombreuses victimes étaient des employés de magasins de pièces détachées. Ces derniers s'étaient réunis autour d'un étal pour prendre le petit-déjeuner quand les explosions ont eu lieu", a déclaré Ibrahim Mohammed Ali, un commerçant.
L'EI a revendiqué l'attaque par le biais de son agence de propagande Amaq.
Le groupe extrémiste sunnite vise fréquemment la capitale irakienne au moyen d'attentats suicide ou à la bombe et plus particulièrement les chiites.
Jan Kubis, envoyé spécial de l'ONU en Irak, a condamné cet attentat survenu "le dernier jour de 2016, au moment où les Irakiens se préparent à accueillir la nouvelle année pleins d'espoirs de paix".
Le ministère français des Affaires étrangères a condamné "un odieux attentat".
Ce nouvel attentat rompt une période de calme relatif dans la capitale irakienne. Le dernier attentat d'envergure à Bagdad s'était produit mi-octobre lorsqu'un kamikaze s'était fait exploser au milieu d'une cérémonie de condoléances dans un quartier chiite tuant 34 personnes.
Bagdad était en alerte depuis le lancement le 17 octobre de l'offensive militaire d'envergure pour reconquérir Mossoul, deuxième ville du pays, aux jihadistes qui l'occupent depuis juin 2014.
L'attentat de samedi souligne également combien la sécurité en l'Irak reste précaire, même dans des zones qui ne sont pas occupées par les jihadistes ou dans d'autres d'où l'EI a été chassé.
Cette organisation ultraradicale responsable d'atrocités a perdu une bonne partie des territoires qu'elle avait conquis en 2014, mais conserve son bastion de Mossoul dans le nord du pays.
Les forces irakiennes, aidées par une coalition internationale, ont lancé le 17 octobre une offensive pour chasser l'EI de Mossoul, la deuxième ville du pays.
Cibles de multiples offensives ces derniers mois, les jihadistes parviennent néanmoins toujours à mener des attentats meurtriers.

Lundi 2 Janvier 2017

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